François, Paul Barbé

1836 - 1890

Informations générales
  • Né le 4 février 1836 à Nancy (Meurthe - France)
  • Décédé le 29 juillet 1890 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 18 octobre 1885 au 14 octobre 1889
Département
Seine-et-Oise
Groupe
Gauche radicale
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 22 septembre 1889 au 29 juillet 1890
Département
Seine-et-Oise
Groupe
Gauche radicale

Biographies

Membre de la Chambre des députés, ministre de l'agriculture en 1887, né à Nancy (Meurthe), le 4 février 1836, entré à l'Ecole polytechnique en 1855, il en sortit officier d'artillerie, mais donna sa démission en 1862 pour se livrer entièrement à l'agriculture et à l'industrie.

Dans la guerre de 1870-71, il commanda l'artillerie pendant la défense de Toul et fut décoré; après la reddition de la ville, Gambetta le chargea d'établir, pour le service des armées, la première fabrique de dynamite. La paix conclue, il organisa des exploitations agricoles en Algérie et en Cochinchine, où il se livra surtout à la culture d'une plante textile, la ramie, et poursuivit avec M. Frémy des études sur les engrais chimiques.

Il ne débuta dans la carrière politique qu'en 1885, aux élections générales; le scrutin de ballottage du 18 octobre, en Seine-et-Oise, lui donna 58,419 voix sur 119,995 votants et 153,342 inscrits : il passait le premier avec toute la liste radicale où figuraient, avec lui, MM. de Mortillet, Hubbard, Vergoin, Périllier, etc. Il siégea à la gauche radicale et vota constamment avec ce groupe.

Lors de la formation laborieuse du ministère Rouvier (mai 1887), il se sépara de ses amis politiques pour accepter, dans la nouvelle combinaison ministérielle le portefeuille de l'agriculture, fut vivement attaqué à ce sujet par la presse radicale, tomba avec le ministère en novembre suivant, lors du vote sur la proposition Colfavru (affaire Wilson), et revint à la gauche radicale. Dans la dernière session:

- il a voté le 11 février 1889, pour le rétablissement du scrutin uninominal ;
- le 14 février, s'est abstenu sur le projet de révision des lois constitutionnelles (chute du ministère Floquet) ;
- le 14 mars, a voté pour l'autorisation de poursuites contre trois députés membre de la Ligue des Patriotes ;
- le 2 avril, pour le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse;
- le 4 avril, pour la demande en autorisation de poursuites contre le général Boulanger.


né à Nancy (Meurthe-et-Moselle) le 4 février 1836, mort à Paris le 29 juillet 1890.

Député de la Seine-et-Oise de 1885 à 1890.

Ministre de l'Agriculture du 30 mai au 12 décembre 1887. (Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. 1, p, 158.)

Il fut réélu député de la Seine-et-Oise (circonscription de Rambouillet) aux élections générales du 22 septembre 1889 au 1" tour de scrutin par 7.595 voix sur 15.348 votants et reprit sa place à la gauche de l'Assemblée.

Membre de diverses commissions, dont celle des chemins de fer, il continua à faire preuve d'une grande activité. Il déposa plusieurs propositions de loi dont l'une tendait à réserver à l'agriculture et à l'industrie nationales les fournitures faites pour le compte de l'Etat (1889) ; deux autres étaient relatives à l'impôt sur les successions (1890) ; d'autres visaient des objets divers tels que : mise au concours des systèmes d'épuration des eaux contaminées, envois en disponibilité après un an de service, modification de l'impôt sur les assurances sur la vie.

Il présenta également de nombreux rapports notamment sur la proposition de loi de M. de Mahy tendant à la création permanente d'un grand Etat-Major et d'états-majors d'armée, sur des propositions relatives à la réforme administrative, sur la proposition de loi de M. Baudin contre l'intervention de l'armée entre le capital et le travail, sur des propositions de loi relatives aux retraites ouvrières, sur la proposition de loi de M. Cornudet tendant à instituer le contrôle, par le Conseil des ministres, des dépenses secrètes de sûreté générale. Il mourut subitement au cours de la session ordinaire, le 29 juillet 1890; dans son éloge funèbre qui fut prononcé à la séance du 31 juillet, M. Charles Floquet, Président de la Chambre, déclara « M. Barbé est mort comme il avait toujours voulu vivre, en travaillant ».