Fernand Hollande

1876 - 1938

Informations générales
  • Né le 21 septembre 1876 à Avesnes (Nord - France)
  • Décédé le 22 octobre 1938 à Saint-quentin (Aisne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVIe législature
Mandat
Du 3 mai 1936 au 22 octobre 1938
Département
Aisne
Groupe
Socialiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 21 septembre 1876 à Avesnes-sur-Helpe (Nord), mort le 22 octobre 1938 à Saint-Quentin (Aisne).

Député de l'Aisne de 1936 à 1938.

Après avoir fait ses études de médecine à la Faculté de Paris et s'être spécialisé dans la radiologie, Fernand Hollande alla exercer sa profession à Saint-Quentin. Mobilisé comme brancardier divisionnaire pendant la première guerre mondiale, il revint s'installer à Saint-Quentin à la fin des hostilités. Conseiller municipal et d'arrondissement, il se consacra à la reconstitution des services médicaux et chirurgicaux de la ville qu'il dota d'installations pouvant rivaliser avec celles des centres scientifiques les plus importants ; il créa un dispensaire d'hygiène sociale.

La population de Saint-Quentin sut apprécier l'efficacité de son action au cours de cette difficile période de reconstruction et discerner ses qualités de loyauté et de dévouement à la chose publique. Lorsque, quelques années plus tard, il se présenta aux élections législatives de 1936 comme candidat socialiste S.F.I.O., il fut élu le 3 mai, au second tour de scrutin, en battant le député sortant Charles Feuillette, républicain socialiste, par 8.148 voix contre 5.745.

Il s'inscrivit au groupe socialiste et fut membre des commissions d'assurance et de prévoyance sociale et de la santé publique.

Il ne devait pas avoir le temps d'affirmer sa personnalité en tant que parlementaire : il mourut en effet après deux ans de mandat, le 22 octobre 1938, à Saint-Quentin. Il était âgé de 62 ans. Son éloge funèbre fut prononcé le 8 décembre 1938 par le président Herriot qui s'attacha à mettre en lumière ses principales qualités : la loyauté, le dévouement, la modestie et c cette correction minutieuse, cette réserve pudique où l'on reconnaît l'homme formé par les méthodes sévères de la science et fidèle à ces disciplines ».


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