Jules, François Horteur

1842 - 1895

Informations générales
  • Né le 17 septembre 1842 à Chavannes (Savoie - France)
  • Décédé le 12 septembre 1895 à Chavannes (Savoie - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 5 mars 1876 au 25 juin 1877
Département
Savoie
Groupe
Centre gauche
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 14 octobre 1877 au 14 octobre 1881
Département
Savoie
Groupe
Union républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 août 1881 au 14 octobre 1885
Département
Savoie
Groupe
Union républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 octobre 1885 au 14 octobre 1889
Département
Savoie
Groupe
Union républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 22 septembre 1889 au 14 octobre 1893
Département
Savoie
Groupe
Union républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 20 août 1893 au 12 septembre 1895
Département
Savoie

Biographies

Député depuis 1876, né aux Chavannes (Savoie) le 17 septembre 1842, il se fit recevoir avocat, devint maire des Chavannes, conseiller général du canton de la Chambre depuis le 8 octobre 1871, et, partisan d'une république modérée, se présenta à la députation, le 20 février 1876, dans l'arrondissement de Saint-Jean-de-Maurienne (Savoie).

Il fut élu, au second tour de scrutin, le 5 mars, par 5,595 voix sur 9,897 votants et 12,820 inscrits, contre 4,284 voix au député sortant, conservateur, M. Grange-Humbert. Il prit place au centre gauche, vota

- contre l'amnistie plénière,
- pour la proposition Gatineau,
- pour l'augmentation du traitement des desservants,
- contre le cabinet de Broglie-Fourtou,

et fut des 363.

Après la dissolution de la Chambre par le cabinet du 16 mai, il fut réélu député le 14 octobre 1877, par 5,785 voix sur 10,835 votants, et 13,088 inscrits, contre 5,037 voix à M. Grange-Humbert, candidat du gouvernement du maréchal de Mac-Mahon. Il se fit inscrire à l'Union républicaine, sans approuver la politique antireligieuse de certains ministères républicains, qu'il soutint d'ailleurs sur les autres questions.

Aux élections du 21 août 1881, il fut réélu, sans concurrent, par 8,029 voix sur 8,422 votants et 13,928 inscrits, continua de siéger à la gauche modérée, et, porté, au renouvellement du 4 octobre 1885, sur la liste républicaine de la Savoie, fut élu, le 1er sur 4, avec 30,466 voix sur 58,829 votants et 67,617 inscrits.

M. Horteur a été plusieurs fois nommé secrétaire de la Chambre, récemment encore le 8 janvier 1889; il s'est prononcé, dans la dernière session,

- pour le rétablissement du scrutin d'arrondissement (11 février 1889),
- pour les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes,
- pour le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse,
- pour les poursuites contre le général Boulanger;

il s'était abstenu sur l'ajournement indéfini de la révision de la Constitution (chute du ministère Floquet).

Né le 17 septembre 1842 à Chavannes (Savoie), mort le 12 septembre 1895 à Chavannes.

Député de la Savoie de 1876 à 1895. (Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. III, p. 356.)

Lors des élections générales de 1889, il se présenta une nouvelle fois dans l'arrondissement de Saint-Jean-de-Maurienne et fut élu le 22 septembre, au premier tour de scrutin, par 5.677 voix contre 4.820 au candidat conservateur Grange.

Durant la législature qui suivit, il appartint à diverses commissions et notamment à celle du budget ; il fut entendu, en qualité de rapporteur, dans la discussion du budget du ministère de la Justice pour l'exercice 1891 ; ses autres interventions, peu nombreuses, furent inspirées par des préoccupations d'ordre local.

Il fut brillamment réélu le 20 août 1893, dès le premier tour de scrutin, avec 7.593 voix sur 8.252 votants. Son adversaire, Boniface, ne recueillait que 82 suffrages.

Son rapport sur le budget des Affaires étrangères pour l'exercice 1894 marqua la fin de sa participation active aux travaux de la Chambre.

Il mourut en cours de mandat, le 12 septembre 1895. Il était âgé de 53 ans.