Gérard Jaquet

1916 - 2013

Informations générales
  • Né le 12 janvier 1916 à Malakoff (Hauts-de-Seine - France)
  • Décédé le 13 avril 2013 à ()

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
Ire Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 21 octobre 1945 au 10 juin 1946
Département
Seine
Groupe
Socialiste
Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
2e Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 2 juin 1946 au 27 novembre 1946
Département
Seine
Groupe
Socialiste
Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
Ire législature
Mandat
Du 10 novembre 1946 au 4 juillet 1951
Département
Seine
Groupe
Socialiste
Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
IIe législature
Mandat
Du 17 juin 1951 au 1er décembre 1955
Département
Seine
Groupe
Socialiste
Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 2 janvier 1956 au 8 décembre 1958
Département
Seine
Groupe
Socialiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)


Né le 12 janvier 1916 à Malakoff (Seine)

Membre de la première et de la seconde Assemblée nationale constituante (Seine) Député de la Seine de 1946 à 1958

Secrétaire d'Etat à la présidence du Conseil chargé de l'information du 1er février 1956 au 13 juin 1957

Ministre de la France d'outre-mer du 13 juin au 6 novembre 1957

Fils d'un contrôleur des Postes et d'une institutrice, Gérard Jaquet est né le 12 janvier 1916 à Malakoff. Après des études secondaires au lycée Lakanal (Sceaux), il s'oriente vers des études médicales. Il milite parmi les étudiants socialistes, dont il est le secrétaire en 1939 et qu'il représente au Comité national des jeunesses socialistes. Docteur en médecine, il est démobilisé en 1940. Il entre rapidement dans la résistance et participe à la reconstitution du parti socialiste. En 1942, il est secrétaire général adjoint de la SFIO clandestine aux côtés de Daniel Mayer. Deux ans plus tard, il est membre du Comité parisien de libération.

En 1945, Gérard Jaquet entre au Comité directeur de la SFIO. Il est désigné comme tête de liste de son parti dans la sixième circonscription de la Seine aux élections d'octobre 1945. Seul élu de sa liste avec 60 211 voix sur 308 887 suffrages exprimés, il est réélu avec un nombre à peine inférieur de voix à l'élection de la seconde Assemblée Constituante le 11 juin 1946. Aux élections du 10 novembre, il accuse- comme l'ensemble de la SFIO - une forte déperdition de suffrages (38 976 contre 59 562 en juin), mais retrouve son siège.

Jeune député, Gérard Jaquet intervient peu dans les deux Assemblées constituantes. Son rôle s'affirme à l'Assemblée nationale comme membre des commissions de l'intérieur, du suffrage universel et des territoires d'outre-mer. Ses propositions de loi et ses interventions concernent essentiellement l'organisation du Conseil général de la Seine et du Conseil municipal de Paris, ainsi que le droit électoral. Il est élu membre suppléant de l'Assemblée consultative du Conseil de l'Europe en juillet 1949.

Aux élections du 17 juin 1951, Gérard Jaquet est réélu avec 27 989 voix, accusant une nouvelle baisse, alors que le PCF conserve ses quatre élus et que le RPF réalise une percée avec l'élection de Gaston Palewski dans la sixième circonscription de la Seine. Le député troque alors la Commission de l'intérieur pour celle des affaires étrangères. Ses interventions s'orientent davantage vers les questions européennes. Il intervient favorablement à la CED, notamment lors de la séance du 12 février 1952, tout en émettant certaines réserves sur l'avant-projet du traité et en regrettant l'absence de la Grande-Bretagne dans la Communauté de défense. Pressenti comme secrétaire d'Etat dans le gouvernement formé par Christian Pineau qui échoue le 18 février devant l'Assemblée, il vote contre l'investiture d'Antoine Pinay (6 mars 1952) et pour celle de Pierre Mendès France (17 juin 1954) dont il soutient la politique jusqu'à sa chute.

Gérard Jaquet est réélu le 2 janvier 1956 avec une certaine remontée en voix même si sa liste est devancée par la liste radicale-mendésiste conduite par Charles Hernu (respectivement 36 780 et 42 167 voix). Désigné comme secrétaire d'Etat à la présidence du Conseil chargé de l'Information dans le gouvernement Mollet constitué le 1er février, il mène à bien l'adoption de la loi du 10 janvier 1957 conférant un statut à l'Agence France-Presse, loi qui demeure en vigueur aujourd'hui malgré quelques modifications. Mais il ne parvient pas à combler le vide juridique qui entoure depuis 1945 la Radio-télévision française. A la suite d'une grève des techniciens, il fait adopter le 27 juin 1956 en Conseil des ministres un projet de loi conférant à la RTF un statut d'établissement public. Mais, déposé le 4 juillet devant l'Assemblée, le projet se perd dans les sables de la procédure parlementaire. Il sera en partie repris par l'ordonnance du 4 février 1959.

Après la chute du gouvernement Mollet, Gérard Jaquet est nommé ministre de la France d'outre-mer dans le cabinet Bourgès-Maunoury (13 juin 1957), poste qu'il conserve dans le cabinet Gaillard (6 novembre 1957). Dans ses nouvelles fonctions, il fait preuve d'un esprit libéral en défendant divers projets d'amnistie et en poursuivant l'application de la loi-cadre africaine mise en place par son prédécesseur Gaston Defferre.

Gérard Jaquet vote l'investiture de Pierre Pflimlin le 13 mai 1958 mais refuse sa confiance au général de Gaulle le 1er juin et vote contre les pleins pouvoirs le 2 juin. Candidat dans la Seine aux élections législatives de 1958 et 1962, en Dordogne en 1973, il ne parvient pas à retrouver un siège de député. Il est directeur du journal Le Populaire de 1963 à 1965. Lié de longue date à François Mitterrand, il participe au travail de réunification de la gauche socialiste et siège à partir de 1971 au secrétariat national du PS dont il devient une personnalité discrète mais influente. Il a été nommé au Conseil d'Etat en mai 1978.



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