Charles Jouart

1850 -

Informations générales
  • Né le 4 avril 1850 à Gray (Haute-Saône - France)
  • Décédé à une date inconnue

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 17 octobre 1895 au 31 mai 1898
Département
Savoie
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 8 mai 1898 au 31 mai 1902
Département
Savoie

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 4 avril 1850 à Gray (Haute-Saône), date et lieu de décès non connus.

Député de la Savoie de 1895 à 1902.

Originaire d'une famille de notaires, Jouart fait à 20 ans, comme engagé volontaire en 1870, la campagne de la Loire dans l'armée Chanzy.

Avocat à la Cour d'appel de Paris, il s'orienta cependant vers la carrière préfectorale : conseiller de préfecture à Angoulême, puis à Grenoble de 1879 à 1887, il devient à cette date sous-préfet de Saint-Jean-de-Maurienne pour assumer ensuite, en 1893, le secrétariat général de la Somme.

C'est à la faveur d'une élection partielle qu'il est élu député de la circonscription de Saint-Jean-de-Maurienne le 17 octobre 1895, par 7.037 voix sur 10.612 votants. Il est réélu le 8 mai 1898, au premier tour, par 8.725 voix sur 9.766 votants. Mais il est battu le 27 avril 1902 - de peu d'ailleurs - par 5.430 voix contre 5.831 au candidat élu, Deléglise.

Durant ses sept années de vie parlementaire il se spécialise dans les problèmes municipaux, rapporteur en particulier de plusieurs projets de loi autorisant des collectivités locales à contracter des emprunts ou prévoyant la création de surtaxes à l'octroi. Mais au cours de son deuxième mandat, il élargit sensiblement le champ de ses activités en déposant plusieurs rapports sur des projets de loi relatifs au droit international privé.

Durant la guerre mondiale, il est compromis dans une affaire d'escroquerie avec Acquasciati, dit Palmarini, et écroué. Condamné avec sursis, il est finalement acquitté en mars 1917 par la Cour d'appel. Il quitte alors la Savoie et l'on perd sa trace. Il serait mort peu d'années plus tard.