Mohamed Khider

1912 - 1967

Informations générales
  • Né le 13 mars 1912 à Alger (Algérie)
  • Décédé le 4 janvier 1967 à Madrid (Espagne)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
Ire législature
Mandat
Du 10 novembre 1946 au 4 juillet 1951
Département
Anciens départements d'Algérie
Groupe
Triomphe des libertés démocratiques en Algérie

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)


Né le 12 mars 1912 à Alger

Décédé le 4 janvier 1967 à Madrid

Député d'Alger de 1946 à 1951

Issu d'un milieu très modeste, Mohammed Khider a peu fréquenté l'école. Il a exercé divers métiers (employé dans une usine de tabac, receveur des traminots) tout en se donnant une culture autodidacte. Avant son départ pour l'armée, en 1936, il adhère à l'Etoile nord-africaine de Messali Hadj, puis au Parti du peuple algérien (PPA) dont il est le secrétaire fédéral à Alger. Plusieurs fois arrêté, il purge un an de prison après les événements du 8 mai 1945. Libéré, il entre au comité central du MTLD (Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques), parti qui sert de couverture légale au PPA clandestin.

Candidat pour le deuxième collège dans le département d'Alger, il est élu le 10 novembre 1946 en seconde position derrière Ahmed Mezema avec 99 792 voix sur 222 765 suffrages exprimés, les trois autres sièges revenant à la liste modérée. Son élection est validée le 31 janvier 1947.

Membre des commissions des pensions, de la famille et de la presse, mais plus présent en Algérie qu'à Paris, Khider intervient peu à l'Assemblée nationale. Le 18 mars 1947, il participe à la discussion des interpellations relatives à la politique française en Indochine où il réclame l'arrêt des hostilités et le respect du droit des peuples. Il ne participe pas à la discussion du statut de l'Algérie et ne prend pas part à son vote le 27 août 1947, il intervient en séance le 26 juillet 1949 pour protester contre l'inclusion de l'Algérie dans le pacte atlantique, dénonçant une annexion perpétuelle contrevenant aux droits du peuple algérien « qui s'est vu imposer par la force un gouvernement d'origine étrangère ». Une vive altercation s'ensuit avec le député MRP Fernand Bouxom.

Fin 1950, Mohammed Khider obtient un congé et ne paraît plus à l'Assemblée nationale. En juin 1951, il gagne Le Caire où il dirige la représentation extérieure du MTLD avec Ahmed Ben Bella et son beau-frère Aït Ahmed. Rallié au FLN dont il devient le chef du Comité politique, il participe à ce titre aux négociations secrètes entamées par le gouvernement Mollet. Il est arrêté avec quatre de ses camarades, dont Ben Bella, le 22 octobre 1956 lors du détournement de l'avion d'Air-Maroc. Les conditions de cette arrestation, très controversées, provoqueront la démission d'Alain Savary, secrétaire d'Etat aux affaires marocaines et tunisiennes et celle de M. de Leusse, ambassadeur à Tunis. Libéré en 1962 après les accords d'Evian, il devient secrétaire général du FLN de l'Algérie indépendante. Mais en opposition avec le président Ben Bella, il démissionne en 1964 et s'exile en Suisse puis à Madrid où il a été assassiné le 4 janvier 1967.



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