Ferdinand, Marie, Auguste Baston de Lariboisière

1856 - 1931

Informations générales
  • Né le 1er janvier 1856 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 3 mai 1931 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 30 avril 1882 au 14 octobre 1885
Département
Ille-et-Vilaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 octobre 1885 au 12 novembre 1885
Département
Ille-et-Vilaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIe législature
Mandat
Du 16 novembre 1919 au 31 mai 1924
Département
Ille-et-Vilaine
Groupe
Entente républicaine démocratique
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIIe législature
Mandat
Du 11 mai 1924 au 31 mai 1928
Département
Ille-et-Vilaine
Groupe
Union républicaine démocratique

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 7 janvier 1906 au 23 décembre 1919

Biographies

Député de 1882 à 1885, né à Paris le 1er janvier 1856, fils d'Honoré Charles Baston comte de Lariboisière (1788-1868), député d'Ille-et-Vilaine de 1828 à 1835 et de 1849 à 1851, pair de France et sénateur de 1852 à 1868, Ferdinand Marie Auguste Baston comte de Lariboisière était membre et secrétaire du conseil général d'Ille-et-Vilaine, lorsqu'il se présenta, comme candidat républicain, le 30 avril 1882, à l'élection législative partielle motivée dans l'arrondissement de Fougères par l'annulation de l'élection de M. Riban.

Il fut élu député par 12 313 voix (19 153 votants, 22 836 inscrits), 6 799 à M. de la Villegontier, monarchiste. Il prit place à gauche et vota généralement avec la majorité. Le 2 février 1882, il se prononça, avec sept seulement de ses collègues, contre la suppression de l'article du règlement relatif au scrutin secret, et vota pour les crédits de l'expédition du Tonkin.

Inscrit, le 4 octobre 1885, sur la liste républicaine d'Ille-et-Vilaine, il fut réélu, le 4e sur 9, député de ce département, par 61 370 voix (123 294 votants, 153 125 inscrits), reprit sa place à gauche, et donna sa démission de député le 12 novembre suivant : il fut remplacé à la Chambre par M. Carron.


Né le 1er janvier 1856 à Paris, mort le 3 mai 1931 à Paris (7e).

Député d'Ille-et-Vilaine de 1882 a 1885 et de 1919 à 1928.

Sénateur d'Ille-et-Vilaine de 1906 à 1919.

(Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. V, p. 134, à RIBOISIÈRE.)

Ferdinand de La Riboisière, après avoir démissionné en 1885 de son mandat de député et abandonné tout mandat parlementaire pendant vingt ans, se présente aux élections sénatoriales dans le département d'Ille-et-Vilaine le 7 janvier 1906. Il est élu au premier tour par 670 voix sur 1.126 votants. Il exerce son mandat de sénateur jusqu'en décembre 1919, date à laquelle il donne sa démission à la suite de son élection de député dans le même département, par 45.672 suffrages sur 114.347 votants. Il est candidat de la liste républicaine.

Il est réélu en mai 1924 par 65.626 suffrages sur 124.444 votants alors qu'il est candidat de la liste d'union républicaine et de concorde nationale. Il est inscrit au groupe de l'union républicaine démocratique. Il abandonne un an plus tard son siège de conseiller général d'Ille-et-Vilaine, qu'il détenait depuis 1882. Il ne se représente pas aux élections d'avril 1928.

En sa qualité d'ancien officier, il s'intéresse particulièrement aux problèmes militaires. Ainsi, en 1906, il reproche au ministre de la Guerre d'avoir dû acheter 1.020 tonnes de coton-poudre et 50 tonnes d'acide picrique en Ecosse pour rétablir un niveau convenable de nos stocks. Au lendemain de la catastrophe de l'Iéna, survenue le 12 mars 1907, il appuie la demande d'une commission d'enquête déposée par Monis car, dit-il, une telle catastrophe ne serait pas arrivée si l'on avait tenu compte des travaux de Berthelot, savant chimiste et sénateur, sur l'instabilité des poudres colloïdales. Il déplore également l'insuffisante qualité des poudres fabriquées par le monopole et souhaite que l'industrie privée soit autorisée à exercer une telle activité concurremment avec le monopole.

Représentant d'un département agricole, il se félicite de la création d'écoles agricoles ménagères mais souhaite la création à Coëtlogon d'une école supérieure agricole ménagère pour la formation des institutrices.

Il se prononce au Sénat pour la garantie de la liberté des votes des élections législatives, la suppression des octrois, l'ajournement du rachat du réseau des chemins de fer de l'Ouest, contre la parité des versement patronaux et ouvriers au fonds de retraite ouvrière, pour écarter l'augmentation des droits de mutation par décès en ligne directe, mais il s'abstient dans le vote demandé par le gouvernement Briand sur la politique suivie à l'égard des liquidateurs des congrégations.

En novembre 1919, La Riboisière décide de ne pas se représenter aux élections sénatoriales de janvier 1920 mais de briguer un mandat de député. Il prend la tête de la liste du comité d'union nationale et est élu avec 45.172 voix sur 114.347 votants ; le 11 mai 1924, la liste d'union républicaine et de concorde nationale passe tout entière et il recueille 65.626 suffrages sur 124.444 votants.

A la Chambre, il fait partie de nombreuses commissions, notamment celle de l'Algérie, des colonies et des protectorats et celle d'assurance et de prévoyance sociales mais n'intervient pas à la tribune.

Il abandonne en 1925 son siège de conseiller général d'Ille-et-Vilaine qu'il détenait depuis 1882 et se retire de la vie politique en 1928. Il est alors âgé de 72 ans. Il meurt quelques années plus tard à Paris, en 1931, dans sa 76e année.