Jules, Jean, François Labat

1819 - 1914

Informations générales
  • Né le 28 janvier 1819 à Bayonne (Basses-Pyrénées - France)
  • Décédé le 27 octobre 1914 à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
IVe législature
Mandat
Du 23 mai 1869 au 4 septembre 1870
Département
Basses-Pyrénées
Groupe
Centre droit
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 5 mars 1876 au 25 juin 1877
Département
Basses-Pyrénées
Groupe
Appel au peuple
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 14 octobre 1877 au 14 octobre 1881
Département
Basses-Pyrénées
Groupe
Appel au peuple
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 août 1881 au 14 octobre 1885
Département
Basses-Pyrénées
Groupe
Appel au peuple
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 octobre 1885 au 14 octobre 1889
Département
Basses-Pyrénées
Groupe
Union conservatrice
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 22 septembre 1889 au 14 octobre 1893
Département
Basses-Pyrénées
Groupe
Union conservatrice

Biographies

Député de 1869 à 1870 et de 1876 à 1889, né à Bayonne (Basses-Pyrénées) le 28 janvier 1819, il fit ses études au collège de Juilly, devint membre du conseil général du département, maire de sa ville natale (1853-1870), et fit, pendant le cours de son administration des embellissements considérables à Bayonne, qui lui doit ses halles, des ponts, un hôpital, etc.

Ses relations personnelles avec l'empereur à Biarritz lui valurent l'appui du gouvernement aux élections générales du 24 mai 1869, et il fut élu député de la 3e circonscription des Basses-Pyrénées au Corps législatif par 22,021 voix (29,955 votants, 35,259 inscrits), contre 7,849 voix à M. d'Abbadie. Il siégea, jusqu'à la fin du règne, dans les rangs de la majorité, fit partie de la commission d'enquête sur la marine marchande, et vota la déclaration de guerre à la Prusse en juillet 1870.

La révolution du 4 septembre le rendit momentanément à la vie privée. Il redevint député aux élections législatives du 20 février 1876, l'arrondissement de Bayonne l'ayant élu au second tour de scrutin, le 5 mars, comme bonapartiste, avec 8,545 voix (14,702 votants, 19,897 inscrits), contre 6,138 voix à M. Plantié, républicain, sur une profession de foi dans laquelle il disait : « J'ai servi l'Empire avec dévouement et fidélité; les cinq années écoulées depuis sa chute n'ont en rien diminué mes affections et mes regrets. Mais la Constitution votée par l'Assemblée nationale est devenue la loi du pays; je la respecte et je m'y soumets sans arrière-pensée. » Il alla prendre place dans le groupe de l'Appel au peuple , et vota avec la minorité, contre les 363, pour le gouvernement du Seize-mai.

Candidat officiel aux élections du 14 octobre 1877, M. Labat fut réélu député par 10,354 voix (16,180 votants, 20,588 inscrits), contre 5,778 voix à M. Renaud, ancien représentant. Il reprit encore sa place à droite, se prononça:

- contre les invalidations,
- contre le cabinet Dufaure,
- contre l'élection de M. Grévy comme président de la République,
- contre l'amnistie,
- contre l'article 7 de la loi sur l'enseignement supérieur,
- contre les ministères républicains,

et obtint sa réélection dans la 2e circonscription de Bayonne, le 21 août 1881, avec 4,080 voix (7,682 votants, 10,042 inscrits), contre 3,590 à M. Lafonte. Il continua dans cette législature son opposition au pouvoir existant, vota contre les ministères Gambetta et Ferry, contre les crédits de l'expédition du Tonkin, pour le rétablissement du scrutin de liste, et fut porté, le 4 octobre 1885, sur la liste conservatrice des Basses-Pyrénées.

Elu, le 2e sur 6, par 45,784 voix (86,573 votants, 106,345 inscrits), il n'a cessé d'opiner, comme précédemment, avec la droite impérialiste. Hostile aux divers ministères qui se sont succédé au pouvoir, il s'est prononcé en dernier lieu

- contre le rétablissement du scrutin d'arrondissement (11 février 1889),
- pour l'ajournement indéfini de la révision de la Constitution,
- contre les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes,
- contre le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse,
- contre les poursuites contre le général Boulanger.

Officier de la Légion d'honneur (1865), commandeur de Charles III d'Espagne.

Né le 28 janvier 1819 à Bayonne (Basses-Pyrénées), mort le 27 octobre 1914 à Biarritz (Basses-Pyrénées).

Député au Corps législatif de 1869 à 1870.

Député des Basses-Pyrénées de 1876 à 1893. (Voir première partie de la biographie dans ROBERT et COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. 3, p. 472.)

De nouveau candidat en 1889 dans la 2e circonscription de l'arrondissement de Bayonne, il l'emporta dès le premier tour par 4.643 voix sur 8.807 votants et 10.590 inscrits, contre 4.110 à son adversaire, Harriague-Saint-Martin. Dans sa profession de foi, il proclamait ses opinions catholiques et révisionnistes.

Il reprit sa place au Palais Bourbon dans le groupe de l'appel au peuple qu'il présida pendant plusieurs années. Il s'abstint lors de la présentation du cabinet Loubet et du premier cabinet Ribot, mais vota contre le cabinet Freycinet et le deuxième cabinet Ribot. Ses votes successifs furent toujours ceux de l'opposant qu'il était resté.

En 1893, il ne sollicita pas de nouveau les suffrages des électeurs et fut remplacé au parlement par son ancien adversaire républicain, Harriague-Saint-Martin.

Il se retira dans sa province natale et mourut à Biarritz le 27 octobre 1914, à l'âge de 95 ans.


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