Philippe, Michel Labrousse

1847 - 1910

Informations générales
  • Né le 3 mai 1847 à Sainte-Féréole (Corrèze - France)
  • Décédé le 11 décembre 1910 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 24 février 1884 au 14 octobre 1885
Département
Corrèze
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 octobre 1885 au 14 octobre 1889
Département
Corrèze
Groupe
Gauche radicale
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 22 septembre 1889 au 14 octobre 1893
Département
Corrèze
Groupe
Gauche radicale
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 20 août 1893 au 23 novembre 1893
Département
Corrèze

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 7 janvier 1894 au 3 janvier 1903
Sénateur
du 4 janvier 1903 au 11 décembre 1910

Biographies

Député depuis 1884, né à Sainte-Féréole (Corrèze) le 3 mai 1847, il se fixa comme docteur-médecin à Brive, et fut nommé en 1878 conseiller général du canton de Donzenac.

A l'élection partielle qui eut lieu dans la 2e circonscription de Brive, le 24 février 1884, pour remplacer M. de Latrade, décédé, le docteur Labrousse fut élu député par 9,165 voix sur 9,473 votants et 15,808 inscrits.

Il prit place à la gauche radicale, et fut réélu, aux élections générales du 4 octobre 1885, sur la liste radicale de la Corrèze, le 2e sur 5, par 32,810 voix sur 61,515 votants et 88,780 inscrits. Il reprit sa place parmi les radicaux, vota généralement avec eux, et fit adopter (mars 1888) dans la discussion du budget des cultes de 1889, une réduction de 10,000 francs sur le chapitre relatif au traitement des évêques, pour obtenir la suppression des évêchés créés depuis le concordat ; mais le Sénat protesta contre cette interprétation, et ne vota la réduction qu'à titre purement budgétaire (novembre suivant). M. Labrousse s'est prononcé en dernier lieu,

- pour le rétablissement du scrutin d'arrondissement (11 février 1889),
- contre l'ajournement indéfini de la révision de la Constitution,
- contre le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse,
- pour les poursuites contre le général Boulanger;

il s'était abstenu sur les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes.

Né le 3 mai 1847 à Sainte-Féréole (Corrèze), mort le 11 décembre 1910 à Neuilly-sur-Seine (Seine).

Député de la Corrèze de 1884 à 1894.

Sénateur de la Corrèze de 1894 à 1910.

(Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. III, p. 486.)

De 1890 à 1893, Michel Labrousse fut rapporteur de divers textes d'intérêt local et du budget de l'agriculture pour les trois exercices. Il s'intéressa particulièrement à l'enseignement et à la vulgarisation agricoles. En 1891, il déposa une demande d'interpellation sur la situation faite aux sociétés de courses de chevaux et prit part à la discussion du projet de loi concernant ces sociétés. La même année, il déposa une proposition de loi tendant à établir la gratuité des Ecoles polytechnique, spéciale militaire, normale et du Service de santé. En 1892, il prit part, en tant que président de la commission, à la deuxième délibération du projet de loi concernant l'assistance médicale gratuite.

Le 7 janvier 1894, il fut élu, au premier tour, sénateur de la Corrèze, avec 378 voix sur 712 votants, en même temps que de Sal et Dellestable.

Au Sénat, où il s'inscrivit au groupe de la gauche démocratique, il continua à s'intéresser à l'agriculture et à l'assistance médicale gratuite. Il fut rapporteur du budget de l'Agriculture de 1902 et 1903.

Le 4 janvier 1903, il fut réélu au premier tour avec 519 voix sur 712 votants, ainsi également que de Sal et Dellestable.

Au cours de son second mandat de sénateur, il intervint sur le budget de l'Agriculture, le budget de l'Intérieur et divers textes intéressant l'armée. Il vota le projet de loi relatif à la séparation de l'Eglise et de l'Etat.

Michel Labrousse fut membre du Conseil supérieur de l'agriculture, du Conseil supérieur de l'assistance publique, de la commission de répartition du prélèvement sur les produits des jeux et du Conseil supérieur des sapeurs-pompiers. Il était officier de la Légion d'honneur.

Date de mise à jour: janvier 2018