Félix Lachize

1859 - 1921

Informations générales
  • Né le 20 novembre 1859 à Thizy (Rhône-et-Loire - France)
  • Décédé le 8 octobre 1921 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 6 octobre 1889 au 14 octobre 1893
Département
Rhône

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 20 novembre 1859 à Thizy (Rhône), mort le 8 octobre 1921 à Paris.

Député du Rhône de 1889 à 1893.

Issu d'une famille modeste - son père était ouvrier apprêteur - Félix Lachize, devenu lui-même tisseur, acquit rapidement une certaine notoriété parmi la population laborieuse des fabriques en prenant, en maintes circonstances critiques, la défense des intérêts des travailleurs.

Membre du parti ouvrier, il fut choisi par l'Union des syndicats comme candidat républicain socialiste aux élections législatives de 1889. Il fut élu député de la 2e circonscription de Villefranche au scrutin de ballottage, par 10.906 voix contre 8.097 voix à Louis Sonnery-Martin, conseiller général républicain modéré.

Félix Lachize devait, à la Chambre, poursuivre, sous des formes nouvelles, la lutte qui avait toujours été la sienne. C'est ainsi qu'il déposa, avec plusieurs de ses collègues, une proposition de loi tendant à ouvrir, au ministère de l'Intérieur, un crédit de 50.000 francs pour porter secours aux victimes de la grève de Cours (Rhône) et une proposition de loi relative aux syndicats ouvriers. Il demanda, d'autre part, à interpeller le ministre de l'Intérieur sur l'annulation de la délibération par laquelle le conseil municipal de Paris avait voté un crédit pour venir en aide aux grévistes du Nord et à ceux de Cours. Il fut entendu dans la discussion de cette interpellation, et dans la discussion de la proposition de loi adoptée par le Sénat, relative aux livrets ouvriers. Il prit part, enfin, à la discussion d'une proposition de loi relative à la répression des atteintes portées à l'exercice des droits reconnus par la loi du 21 mars 1884 aux syndicats de patrons et d'ouvriers, et d'une proposition de loi relative aux syndicats ouvriers.

Battu au scrutin de ballottage par Sonnery-Martin, lors des élections législatives de 1893, il se retira de la vie publique.

Décédé le 8 octobre 1921 à Paris, il fut inhumé à Thizy.