Henri Lacombe

1904 - 1972

Informations générales
  • Né le 14 mai 1904 à Lyon (Rhône-et-Loire - France)
  • Décédé le 6 juillet 1972 à Saint-genis-laval (Rhône - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
IIe législature
Mandat
Du 17 juin 1951 au 1er décembre 1955
Département
Rhône
Groupe
Républicains indépendants

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)



Né le 14 mai 1904 à Lyon 1er (Rhône)
Décédé le 6 juillet 1972 à Saint-Genis-Laval (Rhône)

Député du Rhône de 1951 à 1955

Henri Lacombe est né à Lyon le 14 mai 1904. Agriculteur exploitant, maire de Dardilly, il se présente aux élections législatives du 17 juin 1951, dans la deuxième circonscription du Rhône. Président des Républicains indépendants du département, il occupe la deuxième place sur la liste d'Union des Indépendants, paysans et républicains nationaux (UIPRN).

Huit listes sont en présence. Des apparentements ont été conclus entre les listes SFIO, Radical-socialiste, MRP et UIPRN. Ces quatre listes réunies totalisent 67 431 voix sur 125 508 suffrages exprimés. La majorité absolue étant de 62 755 voix, les quatre sièges de la circonscription leur sont attribués. Arrivée en tête avec 28 655 voix, la liste UIPRN a deux élus. Les listes MRP (16 193 voix) et Radicale-socialiste (16 009 voix) se partagent les deux sièges restants. La liste SFIO, qui n'a obtenu que 6 634 voix, n'a pas d'élu. Parmi les listes non apparentées, qui ne recueillent aucun siège, celles du Parti communiste et du RPF obtiennent respectivement 25 322 et 21 128 voix.

Henri Lacombe est nommé membre des commissions de l'éducation nationale et de la production industrielle. Au mois de septembre 1951, il est désigné par cette dernière Commission pour faire partie de la sous-commission chargée de suivre et d'apprécier la gestion des entreprises nationalisées et des sociétés d'économie mixte. Le 3 juin 1953, la même Commission le choisit pour faire partie de la Commission de coordination chargée des questions relatives à la Communauté européenne du charbon et de l'acier. Entre-temps (15 février 1952), l'Assemblée nationale l'a chargé de la représenter au sein du comité de gestion du fonds de soutien aux hydrocarbures ou assimilés d'origine nationale.

Il est également nommé juge suppléant à la Haute cour de justice instituée par l'article 58 de la Constitution, le 28 août 1952.

C'est dans le domaine de la production industrielle et, plus particulièrement donc celui des produits pétroliers que s'exerce essentiellement l'activité parlementaire d'Henri Lacombe. Le 10 décembre 1952, il dépose, au nom de la commission de la production industrielle, un rapport sur le projet de loi tendant à modifier le régime d'importation des pétroles. Il est l'auteur, le 11 décembre 1952, d'une proposition de loi tendant à réserver la création des nouveaux points de distribution du carburant aux seuls patentés de la profession « mécaniciens réparateurs » ; le 6 mai 1955, d'une proposition de loi tendant à garantir aux garagistes, subrogés à l'administration, la récupération des impôts et taxes sur des produits pétroliers payés pour le compte d'un débiteur failli, et, le 28 juillet de la même année, d'une proposition de loi tendant à réglementer la distribution des carburants.

Ses interventions dans les débats parlementaires portent sur les mêmes thèmes. Au cours de la discussion du projet de loi relatif aux dépenses du ministère de l'industrie et du commerce pour 1955, il intervient à propos de la suppression de postes de distribution d'essence (16 novembre 1954). Le 25 juillet 1955, il dépose une demande d'interpellation relative au trust de la distribution des produits pétroliers par les sociétés de raffinage.

Henri Lacombe vote, le 21 septembre 1951, pour la proposition de loi d'aide à l'enseignement primaire, qui deviendra la « loi Barangé ». Il se prononce également, le 13 décembre 1951, en faveur du projet de loi relatif au pool charbon-acier. Le 23 juillet 1954, il s'abstient volontairement sur les accords de Genève relatifs à l'Indochine. Il se prononce contre la Communauté européenne de défense, le 30 août 1954, et pour les accords de Londres qui mettent fin à l'occupation de l'Allemagne, le 12 octobre de la même année. Le 29 décembre, il vote en faveur de la ratification des accords de Paris permettant l'entrée de l'Allemagne à l'OTAN.

Le 4 février 1955, il refuse la confiance au gouvernement Mendès France et soutient ensuite le gouvernement Edgar Faure dont il approuve le projet de loi relatif à l'état d'urgence en Algérie.

Henri Lacombe se représente aux élections législatives du 2 janvier 1956. L'éclatement de la Troisième force ne permet plus au dispositif des apparentements de fonctionner efficacement. Aucun des trois apparentements conclus dans la circonscription n'obtient la majorité absolue. Les sièges sont donc répartis à la représentation proportionnelle. Arrivée en tête avec 32 065 voix sur 145 174 suffrages exprimés, la liste du Parti communiste dirigée par Camille Vallin retrouve le siège qu'elle avait perdu en 1951. Les Indépendants et paysans placés en seconde position avec 31 894 voix ne conservent qu'un seul siège, celui de la tête de liste Jean Laborbe. Henri Lacombe n'est pas réélu. Les deux autres députés sortants, Jean Villard (MRP) et Lucien Degoutte (Radical) sont réélus.

Henri Lacombe tente à nouveau sa chance en novembre 1958 dans la 7e circonscription du Rhône. Arrivé en troisième position au premier tour, il se désiste en faveur du candidat gaulliste Philippe Danilo qui sera élu au scrutin de ballottage.

Henri Lacombe abandonne alors la vie politique nationale et se consacre à son mandat de maire de Dardilly.

Il est décédé à Saint-Genis-Laval, le 6 juillet 1972.