Auguste Lacôte

1838 - 1899

Informations générales
  • Né le 15 avril 1838 à Dun-le-palleteau (Seine - France)
  • Décédé le 18 décembre 1899 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 4 septembre 1881 au 14 octobre 1885
Département
Creuse
Groupe
Union républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 18 octobre 1885 au 14 octobre 1889
Département
Creuse
Groupe
Gauche radicale
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 6 octobre 1889 au 14 octobre 1893
Département
Creuse
Groupe
Gauche radicale
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 20 août 1893 au 31 mai 1898
Département
Creuse
Groupe
Gauche radicale

Biographies

Député depuis 1881, né à Dun-le-Palleteau (Creuse) le 15 août 1838, fils d'un ouvrier serrurier, il fit des études à Guéret, et entra, à 15 ans, à l'Ecole des arts et métiers d'Angers.

Par suite du licenciement de sa division, il revint ouvrier forgeron chez son père, alla à Paris, travailla à la compagnie d Orléans comme mécanicien et comme dessinateur, apprit le latin en 1859, fut reçu bachelier en 1861, suivit les cours de la faculté de médecine, et devint interne des hôpitaux, puis préparateur du cours de chimie de M. Frémy à l'Ecole polytechnique. Il s'établit pharmacien en 1864, professa la chimie industrielle à l'Association philotechnique, fut membre du bureau de bienfaisance du XIe arrondissement de Paris, fut reçu docteur médecin en 1869, concourut pour l'agrégation et alla se fixer dans sa ville natale.

Hostile à l'Empire, il fit, dans la Creuse, de la propagande contre le plébiscite (1870); récemment marié quand la guerre éclata, il se hâta de revenir à Paris où il fut, pendant le siège, médecin-major.

Conseiller général de Dun-le-Palleteau (1877), il fut élu, le 4 septembre 1881, au second tour de scrutin, comme candidat radical, député de Guéret (Creuse), par 9,735 voix sur 14,489 votants et 27,244 inscrits, contre 4,169 voix à M. Moreau, député sortant opportuniste. Il s'inscrivit à l'extrême gauche et à la gauche radicale, fit partie des commissions du nivellement de la France, du classement des chemins de fer, des canaux et des ports, et vota constamment avec l'extrême gauche,

- pour la politique scolaire du gouvernement,
- pour la suppression du budget des cultes,
- pour l'élection des sénateurs au suffrage universel,
- contre les conventions avec les grandes compagnies de chemins de fer, etc.

Porté, aux élections générales du 4 octobre 1885, sur la liste de concentration républicaine de la Creuse, il fut élu, au second tour (18 octobre), le 3e sur 4, par 34,322 voix sur 47,042 votants et 77,801 inscrits. Il donna sa démission de conseiller général et de conseiller municipal, reprit sa place à l'extrême gauche, et continua de voter avec ce groupe, pour l'expulsion des princes, et, en dernier lieu,

- contre le rétablissement du scrutin d'arrondissement (11 février 1889),
- contre l'ajournement indéfini de la révision de la Constitution,
- contre les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes,
- contre le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse ;

il s'est abstenu sur les poursuites contre le général Boulanger.

Deux fois médaillé de la ville de Paris (1864-1869), M. Lacôte est, dans son canton, membre du conseil d'hygiène et délégué cantonal.

Né le 15 avril 1838 à Dun-le-Palleteau (Creuse), mort le 18 décembre 1899 à Paris.

Député de la Creuse de 1881 à 1898. (Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. III, p. 501.)

En 1889, Auguste La Cote fut élu, le 6 octobre, par 9.696 voix contre 9.178 obtenues par Defumade, républicain. Il fut à nouveau réélu en 1893, le 20 août, au premier tour, avec 5.988 voix. En 1898, il n'arriva qu'en troisième position au premier tour de scrutin et ne se représenta pas au second tour.

Durant ces deux législatures, il s'intéressa aux questions sociales et se tint assez éloigné du parlement.

Il eut une certaine activité maçonnique et fut chargé de plusieurs missions dans la Creuse par le Grand Orient de France.

Il mourut le 18 décembre 1899 à Paris, à l'âge de 59 ans.