Charles, Eugène Lacotte

1870 - 1943

Informations générales
  • Né le 16 novembre 1870 à Rigny-le-ferron (Aube - France)
  • Décédé le 31 août 1943 à Ervy-le-châtel (Aube - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIe législature
Mandat
Du 1er juin 1914 au 7 juillet 1914
Département
Aube
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIe législature
Mandat
Du 16 novembre 1919 au 31 mai 1924
Département
Aube
Groupe
Non inscrit

Biographies

Né le 16 novembre 1870 à Rigny-le-Ferron (Aube).

Député de l'Aube en 1914 et de 1919 à 1924.

Instituteur dans l'Aube dès 1889, Charles Lacotte devient, en 1893, professeur de sciences d'école normale.

Mais c'est dans le journalisme qu'il trouve le terrain où déployer son besoin d'activité.

En 1897, il est rédacteur au Peuple, organe lyonnais, puis il passe à La Voix du Peuple, hebdomadaire socialiste de l'Aisne.

Révoqué de son poste de professeur pour raisons politiques, il publie alors : L'étranglement d'un professeur républicain sous la IIIe République; désormais il se consacre exclusivement au journalisme.

En 1899, il entre à La Lanterne de Viviani où il mène le combat anticlérical. En 1904, le voici journaliste à L'Action, où il tient la chronique parlementaire. Mais il quitte ce journal et fonde son propre organe Les Guêpes. Dans Les Guêpes, qui paraissent à intervalles irréguliers et portent en exergue « Le miel de gré, le dard à regret », Lacotte attaque avec une violence et une verdeur de langage qui étonnent les personnages politiques du moment et notamment son ancien compagnon Aristide Briand.

Il se présente pour la première fois aux élections législatives du 6 mai 1906, dans la 2e circonscription de Troyes, mais n'obtient au premier tour que 1.519 voix sur 11.731 votants.

Nouvelle tentative en 1910, où il n'est battu que de justesse au deuxième tour : 5.113 voix contre 5.301 voix à son principal adversaire, Nicolas.

En 1914, sous l'étiquette « socialiste indépendant » et sans l'appui d'aucun parti, il l'emporte au deuxième tour sur ce même adversaire, par 5.678 voix contre 5.166.

Il présente à ses électeurs un programme électoral virulent, où la démagogie n'est pas absente. Dans le domaine constitutionnel, il se prononce pour « l'instauration d'un mandat impératif » et veut que « le député soit l’œil du peuple ouvert sur le parlement ». Son passage à la Chambre est de courte durée. Il est invalidé au terme d'un débat où il se défend comme un beau diable et déploie une verve mordante à l'encontre de ses adversaires ; on lui reproche la violence de ses polémiques antiparlementaires pendant la campagne électorale et, sous forme voilée, on n'est pas loin de l'accuser d'être un « maître-chanteur ».

En 1919, il est le seul élu sur la liste de l'ordre et de la rénovation française, avec 14.885 voix sur 50.999 suffrages exprimés.

Membre des commissions des mines et de la force motrice, des travaux publics et des moyens de communication et de la marine marchande, Lacotte, qui a une formation scientifique, s'intéresse particulièrement aux problèmes de l'énergie et du transport. Mais c'est dans le domaine de la politique étrangère qu'il donne libre cours à sa passion et ses interventions, notamment sur la Ruhr, le rétablissement de l'ambassade du Vatican, les relations franco-anglaises, provoquent souvent de grands tumultes dans l'hémicycle.

En 1924, candidat sur une liste « socialiste indépendant », il n'obtient que 3.801 suffrages sur 56.303 suffrages exprimés.

Il ne se représentera plus aux élections.

Il délaisse la politique et se livre à des études d'ingénieur, puis il se retire à Ervy-le-Chatel où il installe une fabrique de charcuterie.

En dehors de ses articles dans Les Guêpes, Lacotte avait publié des ouvrages polémiques : Nos seigneurs républicains, Le dessous des cartes, et un ouvrage qu'il qualifie lui-même de « roman judéo-chrétien du Premier siècle » : Nicias ou le pythagoricien.




Né le 16 novembre 1870 à Rigny-le-Ferron (Aube)
Décédé le 31 août 1943 à Ervy-le-Chatel (Aube)

Député de l'Aube en 1914 et de 1919 à 1924

(Voir première partie de la biographie dans le Dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, Tome VI, p. 2083, 2084)

Lors de la deuxième guerre mondiale, Charles Lacotte devient délégué à la propagande du Parti populaire français pour le département de l'Aube.

Le 31 août 1943, alors âgé de 73 ans, il est tué d'une balle dans la nuque sur la route qui relie Ervy-le-Chatel à Davrey, alors qu'il regagnait son domicile à bicyclette. Le rapport de gendarmerie a précisé qu'il avait reçu peu avant une lettre de menaces.