Etienne, Charles de Ladoucette

1844 - 1912

Informations générales
  • Né le 23 avril 1844 à Saint-etienne (Loire - France)
  • Décédé le 5 décembre 1912 à Viels-maisons (Aisne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 20 février 1876 au 25 juin 1877
Département
Meurthe-et-Moselle
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 14 octobre 1877 au 14 octobre 1881
Département
Meurthe-et-Moselle
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 août 1881 au 14 octobre 1885
Département
Ardennes
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 22 septembre 1889 au 14 octobre 1893
Département
Ardennes

Biographies

Député de 1876 à 1885, fils d'Eugène-Frédéric-François, baron de Ladoucette, député au Corps législatif de 1852 à 1870, député de 1876 à 1877, né à Saint-Etienne (Loire) le 23 avril 1844, Etienne-Charles de Ladoucette entra dans la carrière administrative sous le Second Empire, comme auditeur au Conseil d'Etat.

ll s'engagea comme volontaire pendant la guerre franco-allemande, et fut décoré ; il devint ensuite membre du conseil général de Meurthe-et-Moselle pour le canton d'Audun-le-Roman (1874), fut secrétaire de cette assemblée, et fut élu, le 20 février 1876, député de l'arrondissement de Briey par 8 279 voix (14 489 votants, 17 303 inscrits), contre 6 149 à M. Deschange.

Bien qu'il se fût présenté avec une profession de foi « constitutionnelle », M. de Ladoucette siégea dans le groupe de l'Appel au peuple, et, après l'acte du 16 mai 1877, vota contre les 363, pour le gouvernement.

Candidat officiel aux élections qui suivirent la dissolution de la Chambre, le 14 octobre 1877, il obtint sa réélection par 7 860 voix (15 073 votants, 17 733 inscrits), contre 7 142 à M. Mézières, membre de l'Académie française, républicain modéré, et reprit sa place à droite parmi les bonapartistes. Il combattit le ministère Dufaure, et vota contre l'article 7, contre l'amnistie, contre l'élection de M. Jules Grévy comme président de la République, contre les divers ministères qui se succédèrent au pouvoir.

Au renouvellement du 21 août 1881, M. de Ladoucette se porta candidat dans l'ancien arrondissement de son père, dans les Ardennes, et fut élu à Vouziers par 7 237 voix (14 454 votants, 15 650 inscrits), tandis que M. Péronne, son concurrent, obtenait 7 069 suffrages. Son élection, soumise à une enquête parlementaire, fut validée au commencement de 1882.

Adversaire des ministères Gambetta et Ferry, M. de Ladoucette parla sur le budget, sur la politique étrangère, sur le recrutement du personnel diplomatique et consulaire, sur les questions agricoles, sur les traités de commerce; il vota contre la politique intérieure et extérieure du gouvernement républicain, et contre les crédits de l'expédition du Tonkin, etc.

Porté sur la liste monarchiste du département des Ardennes, aux élections du 4 octobre 1885, il échoua, au second tour de scrutin, avec 34 303 voix sur 76 120 votants. M. de Ladoucette, qui s'occupe avec succès d'agriculture, est vice-président du Syndicat central des agriculteurs de France.

Né le 23 avril 1843 à Saint-Etienne (Loire), mort le 5 décembre 1912 à Viels-Maisons (Aisne).

Député de Meurthe-et-Moselle de 1876 à 1881.

Député des Ardennes de 1881 à 1885 et de 1889 à 1893.

(Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. III, p. 509.)

De nouveau candidat aux élections de 1889, il retrouve, grâce au retour du scrutin uninominal, le siège de Vouziers perdu en 1885. Il l'emporte dès le premier tour par 7 038 voix contre 6 899 à Gobrou, député sortant républicain.

Au cours de cette nouvelle législature, il participe activement aux travaux de la Chambre dans divers domaines. Il est l'auteur de plusieurs rapports concernant des validations d'élections. Il dépose plusieurs propositions et rapports concernant l'agriculture, son domaine favori. On peut relever notamment son rapport sur un projet intéressant le code rural, son intervention relative à la fabrication et à l'imposition des vins de raisins secs. Il participe aussi à de nombreuses discussions concernant le régime pénitentiaire et le travail dans les prisons. Il est rapporteur d'une importante proposition de loi pour l'urbanisme parisien puisqu'elle tend à la suppression des murs et remparts servant de clôture à la ville de Paris.

Aux élections de 1893, le baron de Ladoucette est battu dès le premier tour face à Bourgain, professeur à l'Ecole supérieure de pharmacie, candidat républicain, qui l'emporte par 7 445 voix contre 6 075.

Il se retire alors de la vie politique et se consacre à des activités agricoles. Il meurt le 5 décembre 1912 à Viels-Maisons ; il avait 69 ans.


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