Ernest Lafont

1845 - 1896

Informations générales
  • Né le 24 janvier 1845 à Bayonne (Basses-Pyrénées - France)
  • Décédé le 24 mars 1896 à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 13 avril 1890 au 14 octobre 1893
Département
Basses-Pyrénées
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 20 août 1893 au 24 mars 1896
Département
Basses-Pyrénées

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 24 janvier 1845 à Bayonne (Basses-Pyrénées), mort le 23 mars 1896 à Bayonne (Basses-Pyrénées).

Député des Basses-Pyrénées de 1890 à 1896.

Ancien interne des hôpitaux, docteur en médecine, médecin chirurgien de l'hôpital de Bayonne, Ernest Lafont s'orienta rapidement vers la politique, devint d'abord conseiller municipal de sa ville natale, puis conseiller général du canton nord-ouest de Bayonne en 1880.

Il fut élu député de la 1re circonscription de Bayonne le 13 avril 1890 en remplacement de Haulon, élu sénateur le 9 mars 1890 et démissionnaire de son mandat de député le 20 mars 1890.

Elu par 6.417 voix sur 7.009 votants contre 37 voix à son concurrent, Merley, il devait être réélu aux élections générales du 20 août 1893 par 6.296 voix contre 7.186 votants.

Républicain progressiste, il demanda dans son programme électoral de 1893 une réforme de l'impôt dans un sens plus démocratique et plus libéral et préconisa des réformes sociales de nature à. améliorer le sort des travailleurs, la création de caisses de retraite pour la vieillesse et des lois concernant la prévoyance et la mutualité. « Quant au pays, concluait-il, il acceptera virilement les charges qui pourraient lui incomber de ce chef » mais, précisait-il, « il est nécessaire dans l'intérêt des travailleurs eux-mêmes de repousser ces doctrines collectivistes et communistes qui sont la négation des principes de la Révolution française.

Il combattit le nouveau régime douanier « par principe et parce qu'il devait compromettre sérieusement les intérêts de notre région qui a de si fréquentes et si anciennes relations avec l'Espagne ». Sa formation médicale le fit s'intéresser à différents textes et il déposa et rapporta une proposition de loi tendant à autoriser les départements à placer dans les familles les déments séniles, les idiots, les gâteux. De même, il fut membre de la commission chargée de l'examen du projet et des propositions de loi concernant la santé et l'hygiène publiques.

Il mourut le 23 mars 1896. Il avait 51 ans.

Il était membre du Conseil supérieur de l'Assistance publique.