Odilon, Marc Lannelongue

1840 - 1911

Informations générales
  • Né le 4 décembre 1840 à Castéra-verduzan (Gers - France)
  • Décédé le 22 décembre 1911 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 20 août 1893 au 31 mai 1898
Département
Gers
Groupe
Gauche radicale

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 1er janvier 1906 au 1er janvier 1911

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 4 décembre 1840 à Castera-Verduzan (Gers), mort le 21 décembre 1911 à Paris.

Député du Gers de 1893 à 1898.

Sénateur du Gers de 1906 à 1911.

Le jeune Lannelongue, originaire de Gascogne, commença ses études classiques au lycée d'Auch. Il les poursuivit à Paris, puis entreprit de fort brillantes études médicales.

Interne des hôpitaux en 1862, il est reçu docteur en médecine en 1867 et deux ans après agrégé. Chirurgien du bureau central des hôpitaux la même année, il fut attaché en 1873 à l'hôpital Bicêtre et passa en 1875 à l'hôpital Trousseau. Il est ensuite chirurgien aux Enfants-malades et professeur de clinique chirurgicale infantile en 1884. Il obtient en 1891 le prix Montyon à l'Académie des sciences.

Il est l'ami personnel de Gambetta, qu'il soigne pendant sa dernière maladie. Il écrit d'ailleurs à ce sujet, en 1883, avec la collaboration du docteur Cornil, une brochure intitulée Blessure et maladie de Gambetta.

Lannelongue, pour débuter dans la politique, se recommande des relations qu'il a eues avec Gambetta et se présente comme candidat républicain dans le Gers, arrondissement de Condom. En 1882, il recueille au premier tour 8.848 voix contre 8.924 à Daynaud, avocat, bonapartiste, qui l'emporte au second tour par 9.776 voix contre 9.480 à Lannelongue. Il est candidat aussi malheureux en 1885 où il ne recueille que 9.501 voix contre 9.767 à Daynaud. Ces échecs l'écartent de la politique pendant plusieurs années. Il ne se représente qu'aux élections de 1893 dans la même circonscription et est élu au premier tour par 10.661 voix contre 5.880 à Daynaud.

A la Chambre, il vote avec la gauche modérée. Il ne se représente pas au renouvellement général de 1898, laissant prendre son siège par Lasies, nationaliste.

Il est candidat aux élections sénatoriales de 1906 dans le département du Gers et est élu par 589 voix sur 736 votants. Il est inscrit au groupe de la gauche radicale et radicale-socialiste. Il est vice-président du groupe des médecins.

De par sa formation, Lannelongue s'intéresse principalement aux problèmes de la santé publique et de la population. Il est particulièrement inquiet de la dépopulation qui lui apparaît comme une véritable maladie sociale. Il propose des remèdes à cette situation dans une proposition de loi qu'il dépose sur le bureau du Sénat le 16 juin 1910. Mais sa mort, survenue quelques mois plus tard, ne lui permettra pas de la défendre. Sensible à l'art comme à la science, il a tenu à fonder dans sa ville natale un musée de reproductions artistiques. Cet éminent chirurgien était commandeur de la Légion d'honneur, officier de l'Instruction publique, membre de l'Institut et de l'Académie de Médecine, membre du Conseil général de l'Université, membre du Comité consultatif de l'enseignement public, président de l'association générale de médecine de France. Il fut élu à Moscou en 1897 président du grand congrès triennal international de médecine et de chirurgie pour la réunion d'août 1900 à Paris.

Il a publié de très nombreux mémoires d'anatomie et de chirurgie dans les Archives de physiologie et les Bulletins de la Société de chirurgie. Ses publications furent très nombreuses : Circulation veineuse des parois articulaires du cœur (1867) ; Du pied bot congénital (1869) ; (1879) ; De l'ostéomyélite aiguë pendant la croissance (1880) ; Abcès froid de tuberculose osseuse (1881) ; Blessure et maladie de Gambetta (1883) ; Oxo tuberculose (1886) ; Leçons de clinique chirurgicale (1905) ; Le château et la contrée de Valmont (1908) ; Un tour du monde (1910).

Il mourut à Paris le 21 décembre 1911, dans sa 72e année.