Adrien Laplace

1909 - 1992

Informations générales
  • Né le 18 septembre 1909 à Montauban (Tarn-et-Garonne - France)
  • Décédé le 5 juin 1992 à Montauban (Tarn-et-Garonne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
IIe législature
Mandat
Du 17 juin 1951 au 1er décembre 1955
Département
Tarn-et-Garonne
Groupe
Républicain radical et radical-socialiste

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 1er janvier 1958 au 1er janvier 1977
Sénateur
du 28 avril 1959 au 1er octobre 1968
Sénateur
du 2 octobre 1968 au 25 septembre 1977

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)



Né le 18 septembre 1909 à Montauban (Tarn-et-Garonne)
Décédé le 5 juin 1992 à Montauban

Député du Tarn-et-Garonne de 1951 à 1955
Sénateur du Tarn-et-Garonne en 1958

Adrien Laplace est issu d'une vieille famille protestante, installée depuis 1608 dans le Tarn-et-Garonne, une famille toujours prête « à défendre les pauvres et les opprimés » comme le raconte l'histoire locale. On rappelle ainsi l'histoire de l'ancêtre laboureur pendu au château de Piquecos en 1788 ou de l'arrière grand-père, Jean, emprisonné quatorze ans durant pour avoir été défavorable à Louis Napoléon Bonaparte.

Né le 18 septembre 1909, Adrien Laplace obtient, ses études primaires supérieures achevées, le brevet d'école d'agriculture. Il s'installe alors comme agriculteur et restera toujours un homme de la terre, se levant à 5 heures du matin pour travailler la terre avant de se consacrer au service des autres, choix qu'il fit également très tôt.

De fait, dès 1933, il est vice-président de la Fédération des jeunesses radicales et devient, le 13 janvier 1935, le plus jeune conseiller d'arrondissement, ce qui lui valut une chaleureuse lettre de félicitations du Président de la République, Albert Lebrun.

Lorsque la guerre arrive, Adrien Laplace est un résistant de la première heure. Il fonde avec quelques amis « Les Jacobins Montalbanais », un mouvement de résistance qui sera placé par la suite sous le contrôle de l'armée secrète dont Adrien Laplace deviendra l'un des leaders incontestés. Fondateur, ravitailleur et intendant de plusieurs maquis dans la région, il est nommé membre du comité départemental de la Libération en septembre 1943 et chef du bureau clandestin des faux-papiers en novembre de la même année. Recherché par la Gestapo, il passe à la clandestinité en mai 1944 et est nommé lieutenant FFI, intendant départemental. Il participe aux opérations des maquis Cabertat, la Grésigne et la Sanguine en juin 1944 et est nommé en octobre capitaine trésorier des FFI. Ses services dans la Résistance valent à Adrien Laplace d'être fait chevalier de la Légion d'honneur à titre militaire et de recevoir la croix de guerre avec palme, la croix du combattant volontaire et la médaille de la Résistance.

Après la Libération, il est élu conseiller général de Montauban en octobre 1945, mandat qu'il conservera jusqu'en mars 1949, puis conseiller municipal de Montauban en octobre 1947.

Adrien Laplace se présente aux élections législatives du 17 juin 1951, avec son ami Jean Baylet, député depuis 1946. Tous deux sont élus.

A son arrivée à l'Assemblée nationale, il est nommé membre de la commission de l'agriculture et de la commission des boissons. Il dépose une proposition de loi relative au prix du blé de la récolte 1951, montrant ainsi son intérêt pour les questions agricoles.

Non réélu aux élections législatives du 2 janvier 1956, il se présente le 8 juin 1958 aux élections au Conseil de la République. Il y est élu avec Jean Lacaze, sur une liste de la gauche démocratique, patronnée par Jean Baylet.

A son arrivée au Palais du Luxembourg, Adrien Laplace est nommé membre de la commission des affaires culturelles, mais la mise en place des institutions de la Ve République interrompt ses travaux. Adrien Laplace est réélu sénateur le 26 avril 1959, puis le 22 septembre 1968. Il ne s'est pas représenté aux élections du 25 septembre 1977.