Ghalamallah Laribi

1907 - 1965

Informations générales
  • Né le 16 mars 1907 à Relizane (Algérie)
  • Décédé le 27 mars 1965 à Alger (Algérie)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
Ire législature
Mandat
Du 10 novembre 1946 au 4 juillet 1951
Département
Anciens départements d'Algérie
Groupe
Musulman indépendant pour la défense du fédéralisme algérien

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)



Né le 16 mars 1907 à Relizane (Oran)
Décédé le 27 mars 1965 à Alger (Algérie)

Député d'Oran de 1946 à 1951

Ghalamallah Laribi est né le 16 mars 1907 à Relizane (Oran). Après des études primaires et secondaires à Mostaganem, il est embauché dans une société de production d'électricité et de gaz, la compagnie Lebon, qui deviendra une fois nationalisée la compagnie publique EGA. Ses premiers engagements sont syndicaux : il milite, de 1932 à 1945, à la CGT. En 1945, il obtient son premier mandat électif en devenant conseiller général du canton de Tiaret, dans le département d'Oran.

Ghalamallah Laribi est candidat aux élections législatives du 10 novembre 1946, dans le deuxième collège du département d'Oran ; il figure en deuxième position sur la « liste démocratique indépendante d'union franco-musulmane » conduite par Bezzeghoud Mekki. Dans un contexte électoral marqué par une très forte abstention (le taux de participation n'excède pas 30 %), la liste, qui recueille 51 384 voix sur 85 991 suffrages exprimés, emporte deux des trois sièges à pourvoir.

Ghalamallah Laribi est nommé membre de la Commission du travail et de la sécurité sociale (1946, 1950, 1951), de la Commission de la réforme administrative (1947), de la Commission de la justice et de la législation (1948, 1949, 1950), de la Commission du ravitaillement (1949), de la Commission de l'intérieur (1950) et de la Commission des pensions (1951). Il est en outre désigné pour siéger comme juré à la Haute cour de justice.

L'activité parlementaire de Ghalamallah Laribi, au cours de la législature, se limite à un seul texte : un rapport, rédigé au nom de la Commission du travail et de la sécurité sociale et déposé le 7 août 1947, sur la proposition de loi du député d'Oran Charles Serre « relative à l'égalité civile et à la justice sociale entre les travailleurs métropolitains, musulmans et indigènes des secteurs publics et privés ». Ghalamallah Laribi y déplore l'« anomalie choquante » qui fait qu'« à quelques exceptions près, l'égalité est appliquée dans les entreprises privées, alors qu'elle n'est pas appliquée dans les administrations de l'Etat, réfractaires à faire bénéficier les autochtones des mêmes avantages que les européens ». Et de citer quelques exemples : « un mutilé qui a versé son sang pour la défense et la libération de la France, pour la liberté des peuples, est titulaire d'une pension financière inférieure à celle de son camarade français, d'origine européenne ». De même, un gendarme musulman ne peut servir dans la gendarmerie qu'en tant qu'auxiliaire, et la titularisation, qui assure une augmentation substantielle de la solde, n'est accessible qu'aux seuls naturalisés. Jugeant « urgent de remédier à cette situation qui fait des salariés autochtones des travailleurs de seconde zone, dont la misère est grande », Ghalamallah Laribi apporte un soutien déterminé à la proposition de loi de son collègue oranais qui vise à prohiber toute discrimination fondée sur la race, la nationalité, la croyance et l'origine pour le calcul des salaires, traitements, soldes, pensions, indemnités et prestations sociales.

A l'occasion des principaux votes de la législature, Ghalamallah Laribi apporte son soutien au Cabinet Blum (17 décembre 1946) et au cabinet Ramadier (4 mai 1947) ; il ne prend pas part au vote sur le projet de loi relatif au statut de l'Algérie (27 août), est absent le jour du scrutin sur le plan Marshall (7 juillet 1948), mais approuve le projet relatif à la constitution du Conseil de l'Europe (9 juillet 1949). Ghalamallah Laribi choisit de s'abstenir volontairement le jour du vote sur le projet de loi tendant à la ratification du pacte de l'Atlantique (26 juillet) ; enfin, il approuve la réforme électorale instituant le système des apparentements (7 mai 1951).

Ghalamallah Laribi n'est pas candidat au renouvellement de son mandat aux élections législatives du 17 juin 1951. Il saisit toutefois l'occasion d'une élection partielle au Conseil de la République, le 24 janvier 1954, pour présenter - mais sans succès - sa candidature.

Ghalamallah Laribi décède le 27 mars 1965 à Alger.



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