Raymond, Martial Bastid

1821 - 1880

Informations générales
  • Né le 30 juin 1821 à Aurillac (Cantal - France)
  • Décédé le 29 mars 1880 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
IVe législature
Mandat
Du 6 juin 1869 au 4 septembre 1870
Département
Cantal
Groupe
Centre gauche
Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 8 février 1871 au 7 mars 1876
Département
Cantal
Groupe
Centre gauche
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 20 février 1876 au 25 juin 1877
Département
Cantal
Groupe
Centre gauche
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 14 octobre 1877 au 29 mars 1880
Département
Cantal
Groupe
Centre gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député au Corps législatif en 1869-70, représentant à l'Assemblée nationale de 1871, député de 1876 à 1880, né à Aurillac (Cantal), le 30 juin 1821, de Pierre Bastid, avocat et de Anne Rosalie Derouche,mort à Paris le 29 mars 1880.

Avocat distingué du barreau de sa ville natale, il essaya de débuter dans la vie politique comme candidat de l'opposition, au Corps législatif, le 1er juin 1863, dans la 1re circonscription du Cantal, contre M. de Parieu ; il obtint alors 9 560 suffrages, et M. de Parieu fut élu avec 12 894 voix.

Par contre, aux élections du 7 juin 1869, M. Bastid l'emporta à une forte majorité : le 2e tour de scrutin lui donna 19 017 voix, sur 19 745 votants (32 945 inscrits) : M. de Parieu, député sortant, n'eut que 494 voix. Il fit partie de l'opposition libérale, s'associa à l'interpellation des 116, demanda et obtint, comme rapporteur, l'abrogation de la loi de sûreté générale, et fut enfin de la minorité qui vota contre la déclaration de guerre en 1870.

Après le Quatre Septembre, il prit part, dans son département, à l'organisation de la Défense, et à l'armement des mobiles. Les élections du 8 février 1871 l'envoyèrent représenter le Cantal à l'Assemblée nationale, le 1er sur 5, avec 25 297 voix (35 107 votants, 59 650 inscrits). Il siégea au centre gauche, suivit la politique de ce groupe, et travailla à l'établissement d'une République conservatrice.

Il vota :
- le 1er mars 1871, pour les préliminaires de paix ;
- le 16 mai, pour les prières publiques.

Il s'abstint dans le scrutin du 10 juin sur l'abrogation des lois d'exil.

Il vota :

- le 30 août, contre le pouvoir constituant de l'Assemblée ;
- le 3 février 1872, pour le retour de l'Assemblée à Paris ;
- le 24 mai 1873, contre la démission de Thiers ;
- le 24 juin, pour l'arrêté contre les enterrements civils ;
- le 20 novembre, contre la prorogation des pouvoirs du maréchal de Mac-Mahon ;
- le 4 décembre, contre le maintien de l'état de siège ;
- le 30 janvier 1875, pour l'amendement Wallon ;
- le 25 février, pour l'ensemble des lois constitutionnelles.

La Constitution votée, il se présenta aux élections du 20 février 1876, et fut élu dans l'arrondissement d'Aurillac, par 13 042 voix, sur 14 010 votants et 22 444 inscrits. Il reprit sa place au centre gauche, se prononça contre l'acte du Seize Mai et fut des « 363 ». Sa candidature, très vivement combattue par l'administration de M. de Fourtou au profit de M. de Chazelles, ancien préfet, candidat officiel, l'emporta néanmoins à la majorité de 14 834 voix, contre 3 884, aux élections du 14 octobre 1877. Membre du conseil général du Cantal pour le canton de Saint-Cernin, il prit, vers la même époque, la place de président de ce conseil, jusqu'alors occupée par M. de Parieu.

Dans la législature de 1877, M. Raymond Bastid vota le plus souvent avec la majorité. Il s'était adonné surtout aux questions d'affaires. Rapporteur de plusieurs lois importantes, notamment de celle sur la reconstitution de la caisse des chemins vicinaux, il venait d'être nommé membre de la commission du budget de 1881, quand il mourut, après une courte maladie.

« Modeste et laborieux, dit le Temps dans la notice nécrologique qu'il lui consacra, M. Bastid était, dans une assemblée, l'homme utile par excellence. Aucune tâche ne l'effrayait ; il avait pris dans nos Chambres la spécialité de travailleur. »

Datede mise à jour: mars 2018


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