Emile Loth

1858 - 1924

Informations générales
  • Né le 2 décembre 1858 à Sarreguemines (Moselle - France)
  • Décédé le 5 janvier 1924 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Xe législature
Mandat
Du 8 mai 1910 au 31 mai 1914
Département
Pas-de-Calais
Groupe
Gauche radicale

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 2 décembre 1858 à Sarreguemines (Moselle), mort le 5 janvier 1924 à Paris.

Député du Pas-de-Calais de 1910 à 1914.

Né à Sarreguemines, Emile Loth opte en 1871 à Briey pour la nationalité française. En 1876, alors qu'il n'est âgé que de 18 ans, il s'engage pour trois ans dans l'armée. Après sa libération, il décide de devenir mécanicien et fait l'apprentissage du métier qu'il a choisi dans le Pas-de-Calais. On le retrouve en 1880 employé à la grande sucrerie d'Escandœuvres ; un peu plus tard, il de vient inspecteur des râperies. En 1888, il se rend acquéreur avec son beau-frère, M. Rouge, de la sucrerie de Quéant. Les nouveaux propriétaires donnent une grande extension à cette sucrerie, qui, au moment de la déclaration de la guerre de 1914 est une des plus importantes de la région.

Elu conseiller municipal de Quéant en 1902, il en devient le maire en 1904.

Il est élu en 1906 conseiller d'arrondissement et en 1908 conseiller général du canton de Marquion.

Ayant accompli le cursus honorum classique, il se présente aux élections législatives de 1906 dans la 2e circonscription d'Arras mais est battu de peu par le député sortant, Taillandier ; il obtient en effet 9.463 voix contre 10.593 à son adversaire sur 23.053 inscrits et 20.194 votants.

Il prend sa revanche en 1910 où il triomphe de Taillandier au second tour des élections le 8 mai après avoir obtenu 10.404 voix contre 9.737 à son adversaire sur 22.826 inscrits et 20.253 votants (au premier tour, il avait, sur 22.830 inscrits et 20.097 votants, obtenu 5.959 voix contre 9.547 à Taillandier et 4.419 à un troisième candidat Guérin-Catelin).

Républicain de gauche, il appartient à la commission des douanes et à celle des économies. Il s'intéresse aux problèmes économiques et sociaux. Il intervient dans les débats budgétaires (1911-1913-1914) et, en qualité de rapporteur, dans la discussion d'un projet et de propositions de loi concernant les droits de douane sur les blés (1912). Il prend la parole également à propos de la discussion d'un projet de loi ayant pour objet de modifier la loi du 21 mars 1905 notamment en ce qui concerne la durée du service de l'armée active et dans la discussion d'un projet de loi portant modification aux lois organiques sur l'élection des députés (1913), projet qui aboutit à la loi électorale du 27 mars 1914.

En 1914, le fils de Taillandier lui prend son siège. Il n'obtient au second tour, le 10 mai, que 8.827 voix sur 22.177 inscrits et 19.314 votants, alors que Taillandier recueille 10.131 voix (au premier tour sur 22.190 votants et 19.270 inscrits, il avait obtenu 5.322 voix contre 9.141 à Taillandier).

Après son échec, il revient vivre à Quéant où il est membre de la délégation cantonale d'instruction publique, de la commission d'assistance et de la commission vicinale.

Il quitte Quéant en 1917 semble-t-il et meurt à Paris le 5 janvier 1924.