Louis Loustalot

1861 - 1933

Informations générales
  • Né le 4 janvier 1861 à Dax (Landes - France)
  • Décédé le 7 novembre 1933 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Xe législature
Mandat
Du 8 mai 1910 au 31 mai 1914
Département
Landes
Groupe
Républicains radicaux-socialistes
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIe législature
Mandat
Du 26 avril 1914 au 7 décembre 1919
Département
Landes
Groupe
Parti républicain radical et radical socialiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 4 janvier 1861 à Dax (Landes), mort le 7 novembre 1933 à Paris (16e).

Député des Landes de 1910 à 1919.

Louis Loustalot était le fils de Gustave Loustalot, ancien député des Landes, et l'un des 363 républicains qui s'opposèrent au gouvernement du Seize mai. Après de brillantes études secondaires, il s'inscrivit à la Faculté de droit où il obtint le diplôme de licencié. Il envisagea alors une carrière administrative et fut attaché aux ministères des Affaires étrangères et de l'Intérieur. A l'âge de 25 ans, il est nommé secrétaire général de la préfecture de l'Aube, poste qu'il occupe pendant trois années. Il exerce ensuite les mêmes fonctions à Beauvais, puis à Pau.

Ayant obtenu un mandat de conseiller général des Landes, il songe alors pour la première fois à la députation et se présente aux élections législatives du 24 avril 1910 comme candidat radical-socialiste dans la circonscription de Dax. Il a comme adversaire Nougaro, démocrate, et comme rival un autre candidat radical-socialiste, Delest. Ce dernier se retire au second tour et Loustalot est élu le 8 mai 1910 par 8.088 voix contre 6.804 à Nougaro, resté en lice. Lors de sa campagne il avait promis à ses électeurs de suivre un programme démocratique répondant aux désirs du peuple. C'est dans cet esprit qu'il s'associe, dans l'exercice de son mandat, au vote de nombreuses lois sociales parmi lesquelles figurent les textes sur l'amélioration du sort des travailleurs, les assurances mutuelles agricoles, le repos hebdomadaire. Défendant l'économie de sa région, il intervient lors des discussions du budget de l'agriculture. Ancien fonctionnaire préfectoral, il manifesta son intérêt pour le personnel des préfectures en rapportant un projet de loi modifiant leur statut.

Au cours de l'année 1910, il refusa plusieurs fois sa confiance au gouvernement Briand et ne vota pas l'ordre du jour qui clôturait les interpellations relatives à la grève des employés des chemins de fer. Il adopta la même attitude à l'égard de celui qui clôturait l'interpellation à laquelle avaient donné lieu des modifications apportées par Briand à la composition de son ministère. En 1912, il vota la confiance au gouvernement Caillaux, approuvant l'accord franco-allemand sur les questions marocaine et congolaise.

A la veille de la guerre, le 24 avril 1914, il sollicita une nouvelle fois le suffrage de ses concitoyens. Il est réélu dans la même circonscription par 7.809 voix contre son même adversaire, Nougaro. Pendant ce second mandat, exercé durant la Grande guerre, il dépose une proposition de loi tendant à permettre la saisie des biens des déserteurs et prend la parole lors de l'interpellation relative à « l'affaire des carbures », affaire qui avait donné lieu à l'époque à un procès retentissant : des industriels avaient été accusés d'avoir accaparé des carbures et d'en avoir fait commerce avec l'ennemi.

Avant la fin des hostilités, au début de l'année 1918, son nom est mêlé à l'affaire Caillaux-Comby qui fut renvoyée devant le Sénat siégeant en Haute Cour de justice. Le 15 septembre 1919, la commission d'instruction rendait une ordonnance de renvoi devant la Haute Cour pour Caillaux ; par contre, elle prononçait un non-lieu en faveur de Loustalot et Comby.

Loustalot ne sollicita pas en 1919 le renouvellement de son mandat et se retira de la vie politique. Il mourut à Paris le 7 novembre 1933, à l'âge de 72 ans.