Harbi Farah Mahamoud

1921 - 1960

Informations générales
  • Né le 1er janvier 1921 à Ali-sabieh (Djibouti)
  • Décédé le 1er mars 1960 à Djibouti (Djibouti)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 2 janvier 1956 au 8 décembre 1958
Département
Côte française des Somalis
Groupe
Indépendants d'outre-mer
Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
Ire législature
Mandat
Du 9 décembre 1958 au 19 avril 1959
Département
Côte française des Somalis

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)



Né en 1916 à Ali Sabieh (Somalie)
Décédé en mars 1960 à Djibouti

Député de la Côte française des Somalis de 1956 à 1958

Harbi Farah Mahamoud est né en 1916 à Ali Sabieh, en Somalie. Syndicaliste, membre du Conseil représentatif de la Côte française des Somalis, il se présente sans succès en mai 1952 aux élections pour le Conseil de la République. Ce premier échec ne le décourage pas : il se présente le 2 janvier 1956 aux élections législatives, dans la circonscription de la Côte française des Somalis, détenue jusque-là par le républicain social Edmond Magendie. Se présentant comme Indépendant, Harbi Farah Mahamoud recueille 2 119 voix sur 4 143 suffrages exprimés, et distance de plusieurs centaines de voix le candidat du « Front Républicain et Social », le conseiller de l'Union française Michel Habib-Deloncle.

Harbi Farah Mahamoud choisit de siéger dans les rangs de l'UDSR, où il retrouve plusieurs autres députés d'outre-mer. Nommé membre de la Commission de la presse et de la Commission de la famille, de la population et de la santé publique, il consacre toute son activité parlementaire à l'amélioration du sort des Somaliens. Il est en particulier l'auteur, le 12 juin 1956, d'une proposition de résolution « tendant à inviter le gouvernement à promouvoir le progrès économique et social et à préserver les valeurs françaises en Côte française des Somalis ». « Présente depuis un siècle bientôt en Côte des Somalis, la France s'est toujours efforcée d'y mener au mieux sa grande tâche civilisatrice, y note-t-il. Mais il lui reste encore à consentir d'indispensables sacrifices pour ce territoire extrêmement vulnérable, tant au point de vue politique qu'au point de vue économique. La situation géographique exceptionnelle de la Côte française des Somalis et le caractère stratégique de son port, Djibouti, à l'intersection des routes reliant la Méditerranée à l'Orient, au Pacifique et à l'Océan Indien, sont en effet de nature à susciter bien des convoitises de la part des pays limitrophes, et, en particulier, de l'Egypte, dont la proximité constitue une menace latente (...) L'examen de la situation et de l'avenir politiques du pays ne saurait être différé, et c'est pourquoi la présente proposition de résolution prévoit l'envoi immédiat en pays somali d'une commission parlementaire d'enquête ».

A l'occasion des principaux votes de la législature, Harbi Farah Mahamoud se prononce pour l'investiture de Guy Mollet (31 janvier 1956), soutient le projet de loi portant ratification des traités instituant la CEE et l'Euratom (9 juillet 1957) et choisit de ne pas prendre part au vote du projet de loi relatif aux pouvoirs spéciaux en Algérie (12 novembre). Il vote la confiance sur le programme et la politique de Pierre Pflimlin (13 mai 1958), mais ne prend pas part au vote de l'investiture de Charles de Gaulle (1er juin) ; il vote cependant en faveur du projet de loi relatif aux pleins pouvoirs et de la révision constitutionnelle, le 2 juin.

Harbi Farah Mahamoud est maintenu en fonction, en application de l'article 91-8 de la Constitution du 27 octobre 1958, jusqu'au 29 avril 1959 ; à cette date, il est remplacé par M. Hassan Gouled. Il décède en mars 1960, victime d'un accident d'avion à Djibouti.