Armand, Urbain, Louis de la Jumellière de Maillé

1816 - 1903

Informations générales
  • Né le 1er juillet 1816 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 9 juin 1903 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 8 février 1871 au 7 mars 1876
Département
Maine-et-Loire
Groupe
Union des Droites
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 20 février 1876 au 25 juin 1877
Département
Maine-et-Loire
Groupe
Union des Droites
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 14 octobre 1877 au 14 octobre 1881
Département
Maine-et-Loire
Groupe
Union des Droites
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 août 1881 au 14 octobre 1885
Département
Maine-et-Loire
Groupe
Union des Droites
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 octobre 1885 au 14 octobre 1889
Département
Maine-et-Loire
Groupe
Union des Droites
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 22 septembre 1889 au 14 octobre 1893
Département
Maine-et-Loire
Groupe
Union des Droites
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 20 août 1893 au 3 mars 1896
Département
Maine-et-Loire
Groupe
Union des Droites

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 23 février 1896 au 2 janvier 1897
Sénateur
du 3 janvier 1897 au 9 juin 1903

Biographies

Représentant en 1871, député de 1876 à 1885, né à Paris le 1er juillet 1816, d'une vieille famille noble de Touraine dont on suit la filiation depuis le XIe siècle, il se destina d'abord à l'état militaire. Il entra à l'Ecole de Saint-Cyr, servit quelque temps, puis s'occupa d'industrie et devint maître de forges.

Riche propriétaire, il commanda les mobiles de Maine-et-Loire en 1870, et fut élu représentant de son département à l'Assemblée nationale, le 8 février 1871, le 7e sur 11, par 99,338 voix (120,174 votants, 151,588 inscrits). Catholique et royaliste, il siégea à droite, fit partie de la réunion Colbert et des Réservoirs, fut membre de la commission d'enquête sur les actes du gouvernement de la Défense nationale et de la commission des grâces, vota:

- contre le retour à Paris,
- pour le septennat (vote dont ses amis lui gardèrent longtemps rancune),
- pour la loi des maires,
- contre l'amendement Wallon,
- contre les lois constitutionnelles.

Chevalier de la Légion d'honneur depuis 1871, il avait été nommé conseiller général du canton de Chemillé, le 8 octobre de la même année.

Réélu député de la 1re circonscription de Cholet, le 20 février 1876, par 7,180 voix (13,028 votants, 16,621 inscrits), contre 3,835 à M. Abellard, et 1,983 à M. Formon (candidat que lui avaient opposé les royalistes mécontents), il soutint le ministère de Broglie et la politique du 16 mai, et fut de nouveau réélu, après la dissolution de la Chambre, le 14 octobre 1877, par 9,176 voix (13,694 votants, 17,337 inscrits), contre 4,491 à M. Blanvillain.

Il reprit sa place à droite, combattit la politique scolaire et coloniale du gouvernement, et vit son mandat renouvelé, le 21 août 1881, par 9,283 voix (13,548 votants, 17,747 inscrits), contre 4,177 à M. Gazeau de Vautibault. Il continua de soutenir de ses votes la politique conservatrice et catholique.

Porté sur la liste de l'Union conservatrice de Maine-et-Loire, aux élections du 4 octobre 1885, il fut élu, le 1er sur 8, par 73,230 voix (123,110 votants, 151,859 inscrits); il vota pour la révision de la Constitution, contre les lois restrictives de la liberté sur l'enseignement, et, à la fin de la législature,

- contre le rétablissement du scrutin d'arrondissement,
- pour l'ajournement indéfini de la révision de la Constitution,
- contre les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes,
- contre le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse,
- contre les poursuites contre le général Boulanger.

Le comte de Maillé préside depuis quelques années le conseil général de Maine-et-Loire.


Né le 1er juillet 1816 à Paris, mort le 9 juin 1903 à Paris.

Député de Maine-et-Loire de 1876 à 1896.
Sénateur de Maine-et-Loire de 1896 à 1903.

(Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. IV, p. 229.)

Aux élections législatives du 22 septembre 1889, faites de nouveau au scrutin uninominal, Maillé retrouve son siège dans son ancienne circonscription de Cholet avec 10.055 voix. C'est un royaliste irréductible, défenseur des libertés locales et des droits de la famille. C'est ainsi qu'en 1889 il déclare dans une circulaire : « La loi de l'enseignement doit être modifiée dans le sens de la liberté. Il faut que chaque commune puisse voter pour le choix de l'éducation à donner à ses enfants ».

Il est réélu en 1893 avec 9.400 voix, sans concurrent.

Membre de la commission du tarif général des douanes depuis sa création, il en devient le vice-président en 1891 et en défend les tendances protectionnistes contre les principes échangistes. Il est président d'âge de la Chambre des députés lors de l'ouverture de la session de 1896.

Le département de Maine-et-Loire ayant été appelé à pourvoir au remplacement de Barthélemy Saint-Hilaire, sénateur inamovible décédé, le comte de Maillé se présente et est élu le 23 février 1896, par 619 voix sur 950 votants. Réélu le 3 janvier 1897 par 650 voix sur 965 votants, il est aussitôt nommé président de la commission chargée de l'examen d'un projet de résolution de Leydet tendant à la nomination d'une commission annuelle du travail et de la prévoyance.

Il est président du groupe de la droite.

En 1900, il demande à connaître les noms des membres de la commission de la Haute Cour avant l'élection de son vice-président.

Il appartient également à la commission de l'armée.

Il meurt à Paris le 9 juin 1903, âgé de 87 ans. Avant de se consacrer à la vie publique, le comte de Maillé avait appartenu à l'armée et commandé pendant la guerre franco-allemande un bataillon de mobilisés de Maine-et-Loire qui fut sérieusement engagé au combat victorieux de Monai le 20 décembre 1870, ce qui lui avait valu d'être fait chevalier de la Légion d'honneur.


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