Pierre, François, Florentin Malartre

1834 - 1911

Informations générales
  • Né le 29 novembre 1834 à Dunières (Haute-Loire - France)
  • Décédé le 12 novembre 1911 à Dunières (Haute-Loire - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 8 février 1871 au 7 mars 1876
Département
Haute-Loire
Groupe
Union des Droites
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 20 février 1876 au 20 mars 1876
Département
Haute-Loire
Groupe
Union des Droites
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 21 mai 1876 au 25 juin 1877
Département
Haute-Loire
Groupe
Union des Droites
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 14 octobre 1877 au 5 décembre 1878
Département
Haute-Loire
Groupe
Union des droites
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 août 1881 au 14 octobre 1885
Département
Haute-Loire
Groupe
Union des Droites
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 22 septembre 1889 au 14 octobre 1893
Département
Haute-Loire
Groupe
Union des Droites

Biographies

Représentant en 1871, député de 1876 à 1885, né à Dunières (Haute-Loire) le 29 novembre 1834, fils unique de l'importateur de l'industrie du moulinage des soies dans la Haute-Loire, il succéda à son père que sa sollicitude pour les travailleurs avait fait surnommer le « Père des ouvriers ».

Conseiller général du canton de Montfaucon de Velay depuis 1867, il fut élu, le 8 février 1871, représentant de la Haute-Loire à l'Assemblée nationale, le 3e sur 6, par 33,350 voix sur 48,379 votants et 84,079 inscrits. Il prit place à droite, fut membre de la commission de liquidation des dépenses de la Défense nationale, parla sur le taux de l'intérêt de l'argent, sur les matières premières, sur les traités de commerce, et vota:

- pour la paix,
- pour l'abrogation des lois d'exil,
- pour la pétition des évêques,
- pour le pouvoir constituant de l'Assemblée,
- pour la démission de Thiers,
- pour le septennat,
- pour le ministère de Broglie,
- contre l'amendement Vallon,
- contre les lois constitutionnelles.

Réélu, le 20 février 1876, député de l'arrondissement d'Yssingeaux par 8,547 voix sur 17,057 votants et 22,223 inscrits, contre 7,363 à M. Binachon et 1,182 à M. Experton, il reprit sa place à droite, mais son élection fut la première invalidée par la nouvelle Chambre, à une seule voix de majorité (20 mars), pour cause d'erreur dans le recensement des votes.

Les électeurs d'Yssingeaux, convoqués à nouveau le 21 mai suivant, renvoyèrent M. Malartre à la Chambre par 9,393 voix sur 17,680 votants et 22,519 inscrits, contre 7,775 à M. Binachon, et 380 à M. Experton. M. Malartre prit part aux débats sur les questions financières et ouvrières, et fit voter le chemin de fer de Firminy à Annonay qui fut inauguré en 1885.

Il soutint le cabinet du 16 mai contre les 363, et fut réélu, après la dissolution de la Chambre, le 14 octobre 1877, par 10,050 voix sur 17,400 votants et 22,646 inscrits, contre 7,301 à M. de Lagrevol. La majorité de la Chambre nouvelle invalida cette élection, et, au nouveau scrutin du 16 février 1879, M. Malartre n'obtint plus que 9,071 voix contre 9,383 au candidat républicain élu, M. Binachon.

Il regagna son siège aux élections du 21 août 1881, avec 9,207 voix sur 17,430 votants et 24,253 inscrits, contre 8,159 au député sortant, M. Binachon. Il se fit inscrire à l'Union des droites, combattit la politique scolaire et coloniale des ministères républicains, et se prononça pour les droits protecteurs et pour la révision de la Constitution.

Porté, le 4 octobre 1885, sur la liste conservatrice de la Haute-Loire, il échoua avec 35,095 voix sur 70,169 votants; le dernier élu de la liste républicaine, M. Rumillet-Chartier avait obtenu 35,316 voix. M. Malartre ne fut pas plus heureux au renouvellement sénatorial du 5 janvier 1888, dans la Haute-Loire; il ne réunit que 329 voix sur 703 votants.


Né le 29 novembre 1834 à Dunières (Haute-Loire), mort le 12 novembre 1911 à Dunières.

Représentant de la Haute-Loire de 1871 à 1875.

Député de la Haute-Loire de 1876 à 1878, de 1881 à 1885 et de 1889 à 1893. (Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. IV, p. 235.)

Il se représenta le 22 septembre 1889, toujours dans le canton d'Yssingeaux, mais fut plus heureux puisqu'il fut élu au premier tour avec 10.438 voix sur 19.350 votants. Son programme comportait, parmi des généralités à dominante conservatrice, la révision du service de trois ans, la révision de la Constitution, le respect des convictions religieuses.

Inscrit à l'union des droites, il prit très souvent la parole, essentiellement dans les discussions d'ordre social : sur les livrets d'ouvriers, sur le travail des enfants, des filles mineures et des femmes dans les établissements industriels, à propos des grèves et des conseils de prud'hommes ; il s'intéressait aussi à l'agriculture et prit part à la discussion du projet de loi relatif à la sériciculture et à celle du budget de l'agriculture.

Il se représenta le 20 avril 1893 mais fut battu par Néron-Bancel, socialiste, qui l'emporta avec 10.314 voix contre 7.521 à Malartre, sur 18.987 votants.

Dès lors, il abandonna la politique et ne se représenta plus aux élections législatives. Pierre Malartre mourut le 12 novembre 1911, à Dunières, à l'âge de 77 ans.


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