Jean-Charles, Emile Martine

1909 - 1972

Informations générales
  • Né le 21 février 1909 à Dieppe (Seine-Inférieure - France)
  • Décédé le 13 janvier 1972 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
Ire législature
Mandat
Du 10 novembre 1946 au 4 juillet 1951
Département
Côte française des Somalis
Groupe
Communiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)



Né le 21 février 1909 à Dieppe (Seine-Inférieure)
Décédé le 13 janvier 1972 à Paris

Député de la Côte des Somalis de 1946 à 1951

Après son certificat d'études primaires, Jean Martine obtient un CAP d'ajusteur et une maîtrise d'électricité. Electricien puis chef-électricien à la SNCF, il est affecté au dépôt de Djibouti qui relève de la Compagnie de chemin de fer franco-éthiopien. Proche du parti communiste, il préside après la guerre le Conseil représentatif de la Côte française des Somalis. Aux élections du 10 novembre 1946, il l'emporte sur le député sortant UDSR, René Bernard-Cothier, qui l'avait devancé aux élections du 4 novembre 1945 et du 2 juin 1946. Elu par le collège mixte avec 550 voix sur 1 355 suffrages exprimés, il appartient tout au long de la législature à un grand nombre de commissions (marine marchande, intérieur, finances), mais surtout à la commission des Territoires d'outre-mer dont il est élu vice-président le 20 janvier 1949.

Parlementaire actif, mais à peu près uniquement cantonné aux questions relatives à l'outre-mer en général et à la côte des Somalis en particulier, Jean Martine dépose de nombreuses propositions de loi ou de résolution concernant le régime électoral, le code du travail, les assemblées représentatives et le développement économique des populations de l'Union française. Il intervient à la tribune dans la discussion du budget du ministère de la France d'outre-mer en qualité de rapporteur de la Commission ou par le biais d'amendements. Il appelle fréquemment de ses vœux une augmentation des crédits d'équipements du FIDES et une amélioration du sort des fonctionnaires coloniaux. Très attaché à l'Union française, il plaide en faveur de l'adoption des résolutions votées par l'Assemblée de l'Union française et intervient dans le débat fixant l'organisation du Haut Conseil de l'Union française. Plus politiquement, il intervient dans les débats d'investitures de René Mayer (20 octobre 1949) et d'Henri Queuille (9 mars 1951), dénonce la brutalité de certaines répressions et invite l'Assemblée à prononcer l'amnistie des peines infligées.

Inscrit au groupe des Indépendants d'outre-mer, Jean Martine se détache assez vite, par ses votes, du parti communiste. Après avoir voté les investitures de Léon Blum et de Paul Ramadier, il vote contre la confiance à ce dernier le 4 mai 1947, vote qui entraîne la révocation des ministres communistes le lendemain. Il vote contre le statut de l'Algérie (alors que le PCF s'est abstenu) et, à l'inverse, vote pour la ratification du Plan Marshall et s'abstient volontairement lors de la ratification de l'Alliance atlantique le 26 juillet 1949. A l'inverse du PCF, il vote la loi des apparentements le 7 mai 1951. Ses votes d'investiture ou de confiance aux gouvernements successifs de la première législature sont largement commandés par leur orientation libérale dans la gestion des affaires d'outre-mer.

Aux élections du 17 juin 1951 il est largement distancé par le candidat des droites Edmond Magendie, n'obtenant que 513 voix contre 2 341 suffrages exprimés. Il échoue également, avec un nombre encore affaibli de suffrages, aux élections du 2 janvier 1956 et se retire de la vie politique tout en demeurant membre du Conseil représentatif de la Côte française des Somalis jusqu'en 1958.



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