Jean Mège

1847 - 1925

Informations générales
  • Né le 18 décembre 1847 à Clermont-ferrand (Puy-de-Dôme - France)
  • Décédé le 6 mai 1925 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 6 octobre 1889 au 14 octobre 1893
Département
Puy-de-Dôme

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 18 décembre 1847 à Clermont-Ferrand (Puy de dôme), mort le 6 mai 1925 à Paris (8e).

Député du Puy de dôme de 1889 à 1893.

Le père de Jean Mège, ancien bâtonnier du barreau de Clermont-Ferrand, avait été maire de cette ville, membre du Corps législatif sous l'Empire et même ministre de l'Instruction publique dans l'éphémère ministère Emile Ollivier ; il était donc naturel qu'il ait cherché à suivre la même voie. Après des études de droit, il embrassa la carrière d'avocat puis se présenta aux élections législatives sous l'étiquette de l'appel au peuple, parti qui regroupait de nombreux nostalgiques de l'Empire.

En 1889, il fut élu député au second tour; il l'emporta sur le député sortant radical, Blatin, par 10.383 voix contre 8.350 sur 19.373 votants. Ses électeurs ne lui restèrent malheureusement pas fidèles ; au renouvellement de 1893, il se trouva dès le premier tour dans une situation difficile en n'obtenant que 8.040 voix contre 7.940 à son principal adversaire, Chambige ; ce dernier l'élimina au second tour par 10.836 voix contre 8.324, sur 19.251 votants.

A la Chambre, il siégea à la commission chargée de la réforme générale de l'impôt et aux commissions du budget des exercices 1893 et 1894 où il fut chargé de la Caisse des invalides de la marine.

Il déposa une proposition de loi relative au recrutement de la magistrature et une proposition de résolution tendant à ce que la Chambre consacre une séance par semaine à la discussion de propositions de loi relatives à l'amélioration du sort des travailleurs.

Il prit part à la discussion du projet de loi relatif aux conseils de prud'hommes et aux débats consécutifs à l'affaire de Panama. Il intervint à ce titre dans une discussion sur les intentions du gouvernement à l'égard de Cornélius Hertz, l'un des principaux protagonistes de cette ténébreuse affaire. Il participa aussi à la discussion d'un projet de loi relatif à la limite d'émission des billets de la Banque de France.

Après son échec aux élections de 1893, Jean Mège cessa toute activité politique. Il mourut à Paris le 6 mai 1925, à l'âge de 77 ans.