Camille, Justin, Anatole Bazille

1854 - 1900

Informations générales
  • Né le 1er mai 1854 à Poitiers (Vienne - France)
  • Décédé le 1er février 1900 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 25 septembre 1892 au 14 octobre 1893
Département
Vienne
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 20 août 1893 au 31 mai 1898
Département
Vienne
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 22 mai 1898 au 1er février 1900
Département
Vienne

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 1er mai 1854 à Poitiers (Vienne), mort le 1er février 1900 à Paris.

Député de la Vienne de 1892 à 1900.

Fils d'un ancien conseiller général de la Vienne, Camille Bazille accomplit à Poitiers ses études secondaires, puis entra à la Faculté de droit où il obtint les diplômes de licencié, et de docteur. Il s'inscrivit alors au barreau de Poitiers, puis à celui de Paris en 1878. Brillant juriste, il acquit en 1882 une charge d'avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de Cassation.

Conseiller général du canton de Monts-sur-Guesnes (Vienne) depuis 1883, mandat qu'il devait conserver jusqu'à sa mort, il se présenta à l'élection législative partielle du 25 septembre 1892 dans la première circonscription de Poitiers pour pourvoir au remplacement du Comte de Touchimbert, décédé. Il fut élu avec 7.043 voix sur 11.055 votants. Officier d'artillerie de l'armée territoriale, il .avait pour l'armée une véritable « passion » - le mot est du président Deschanel. Aussi consacra-t-il aux questions militaires la plus grande partie de son activité parlementaire.

Réélu aux élections générales du 20 août 1893 au premier tour de scrutin, par 6.611 voix sur 1-3.103 votants, il devint membre de la Commission de l'armée. Il déposa des propositions de loi concernant notamment : les pensions des officiers (1895) ; la nomination d'une commission d'enquête parlementaire sur l'organisation et le fonctionnement des bureaux de la Guerre (1895) ; la réorganisation des cadres et des effectifs des régiments (1896), des services de l'état-major (1896) et du haut commandement dans l'armée (1896).

Il s'intéressa également aux problèmes coloniaux et fut l'auteur d'un « programme de colonisation à appliquer pour la mise en valeur des colonies françaises » (1897). A ce sujet il intervint lors de la discussion du Budget de 1898.

Les électeurs de Poitiers lui restèrent fidèles aux élections générales des 8 et 22 mai 1898 ; il obtint 7.160 voix sur 13.724 votants au scrutin de ballottage. Il continua ses tentatives de faire triompher ses idées au sujet de la réorganisation de l'Armée. Il déposa notamment une proposition de loi concernant le Ministère de la Guerre et deux autres relatives à l'Etat-Major (1898). Il reprit également sa proposition au sujet de « la mise en valeur des colonies françaises ». Dans un autre ordre d'idées on peut citer son intervention, au cours de la discussion du Budget de 1899, sur les professeurs des écoles normales primaires. Il siégeait en outre à la Commission de l'impôt sur le revenu.

Il mourut en cours de mandat, à Paris, le 1er février 1900. Son éloge funèbre fut prononcé en séance publique le 2 février 1900 par le Président Paul Deschanel. On lui doit les publications suivantes : Du principe électif dans l'organisation des pouvoirs publics (1877) ; Des autorisations de plaider nécessaires aux communes et aux établissements publics (1878) ; De la responsabilité pécuniaire de l'Etat par le fait de ses agents (1880); Du pouvoir réglementaire (1881) ; l'Assistance publique dans les communes rurales (1881) ; Les indigènes algériens et l'impôt arabe (1882) ; Le code de la presse (1883).

Il avait collaboré à plusieurs revues de droit administratif. « La Revue d'administration », « la France judiciaire », « le Journal du droit administratif », « la Gazette du Palais ». etc. Il était Chevalier de la Légion d'Honneur.