Michel Mielvacque de Lacour

1854 - 1912

Informations générales
  • Né le 29 mai 1854 à Meyssac (Corrèze - France)
  • Décédé le 24 juillet 1912 à Enghien-les-bains (Val-d'Oise - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 20 août 1893 au 10 mai 1894
Département
Corrèze
Groupe
Républicains progressistes
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 8 juillet 1894 au 31 mai 1898
Département
Corrèze
Groupe
Républicains progressistes

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 29 mai 1854 à Meyssac (Corrèze), mort le 24 juillet 1912 à Enghien (Seine-et-Oise). Député de la Corrèze de 1893 à 1898.

C'est à 20 ans, en 1874, que Mielvacque de Lacour entre à la Chambre : mais comme fonctionnaire aux Procès-verbaux. Au bout de treize ans de carrière, il démissionne en 1887.

Ayant fait un riche mariage en épousant une héritière espagnole, il mène la vie de château dans sa propriété du Sabeau dans la Corrèze et le 2 avril 1893 il se fait élire au Conseil général.

Se servant de ce tremplin, il se présente le 20 août suivant aux élections générales comme républicain progressiste et socialiste. Il l'emporte dans la 1re circonscription de Brive, au premier tour, par 8.946 voix sur 14.626 votants contre 6.327 au député sortant radical, Dubois. Malgré plus de 1.700 voix d'écart, son élection est contestée par ses adversaires qui en demandent l'invalidation pour corruption, pression, etc... Sévèrement jugé par le rapporteur, Mielvacque ne put convaincre ses pairs de la pureté de ses agissements durant la campagne électorale et l'invalidation de son élection fut décidée par la Chambre à l'unanimité des votants, le 10 mai 1894.

Deux mois plus tard, le 8 juillet, Mielvacque se représentait devant ses électeurs, l'emportant cette fois-ci de 248 voix seulement sur son adversaire, le docteur Lachaud, et avec 73 voix seulement de majorité ; il avait obtenu 7.334 suffrages sur 14.520 votants pour 7.086 à Lachaud.

A la Chambre, son passage dans les quelques commissions auxquelles il appartint ne se matérialisa par aucun rapport et il fit alterner au long de la législature les demandes de congés et les excuses pour ses absences.

Son peu d'assiduité le détourna probablement de se représenter au renouvellement de 1898. Il préféra la vie de château aux aléas de la politique et mourut le 24 juillet 1912 à Enghien, à l'âge de 58 ans.


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