Georges de Beauregard

1854 - 1919

Informations générales
  • Né le 19 février 1854 à Alès (Gard - France)
  • Décédé le 22 janvier 1919 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 21 février 1897 au 31 mai 1898
Département
Indre
Groupe
Union des Droites
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 27 avril 1902 au 31 mai 1906
Département
Indre

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 19 février 1854, à Alès (Gard), mort le 22 janvier 1919, à Paris.

Député de l'Indre de 1897 à 1898 et de 1902 à 1906.

Après de brillantes études de droit que vint couronner le diplôme de docteur, Georges de Beauregard s'occupa d'abord de ses propriétés, tout en écrivant en dilettante des articles de journaux.

Attiré par la politique il entra au conseil municipal du Blanc, puis en devint maire. Il accéda ensuite au conseil général où il représenta le canton du Blanc.

Le 21 février 1897, une élection partielle eut lieu pour pourvoir au remplacement de M. Moroux, député de la circonscription du Blanc, qui venait d'être élu sénateur. Georges de Beauregard emporta ce siège par 8.059 voix contre 3.549 a son adversaire le plus favorisé, M. Chautemps.

Siégeant à droite, il fut membre d'une Commission et se montra d'emblée agressif en interpellant à plusieurs reprises le Gouvernement d'abord sur les manœuvres du Syndicat Dreyfus, puis sur la nomination d'un Suisse Allemand non naturalisé, au poste d'ingénieur en chef de la Compagnie franco-algérienne dans son réseau d'Oran, sur les prétendues relations du Ministre de la Guerre avec la famille Dreyfus, enfin, sur l'arrestation de Max Régis à Alger (1898). il participa également à la discussion du budget des cultes, des colonies et de l'agriculture (1898).

Il fut battu de justesse par Leglos aux élections générales de 1898, obtenant 7.248 voix contre 7.459 à son vainqueur. Mais il prit sa revanche aux élections générales du 27 avril 1902, en battant à son tour Leglos par 8.508 voix contre 5.846.

Membre de diverges Commissions, il déposa quelques propositions de loi sur les marques de fabrique, les spécialités pharmaceutiques, et les significations à domicile des citations en justice de paix. Il intervint au cours de la discussion: du budget de l'agriculture en faveur des victimes des calamités agricoles, des travaux d'adduction d'eau et de la répartition des étalons de l'Etat ; du budget des P. T. T. en faveur des employés, et du budget de l'Education nationale à propos de la nomination des instituteurs (1903); l'année suivante, il présenta des observations au cours de la discussion du Budget du Commerce et de l'Industrie sur l'ancien Commissaire général de l'exposition de Saint-Louis et dans la discussion du Budget de l'Agriculture sur la destruction des petits oiseaux et l'attribution des croix du Mérite agricole. Enfin, en 1905, il intervint au sujet de la police et de la surveillance de l'aménagement des eaux au cours de l'examen du budget de l'Agriculture.

Il fut battu aux élections générales de 1906 par Paul Bénazet et échoua contre celui-ci en 1910 et 1914. Il mourut à Paris, le 22 janvier 1919.