Edouard Nortier

1859 - 1914

Mort pour la France

Informations générales
  • Né le 4 août 1859 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 6 novembre 1914 à Boesinghe (Belgique)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Xe législature
Mandat
Du 10 novembre 1911 au 31 mai 1914
Département
Seine
Groupe
Républicain progressiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIe législature
Mandat
Du 10 mai 1914 au 6 novembre 1914
Département
Seine

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 4 août 1859 à Paris (8e), mort au Champ d'honneur le 6 novembre 1914 à Boesinghe (Belgique).

Député de la Seine de 1911 à 1914.

Négociant, maire de Neuilly-sur-Seine, Edouard Nortier est élu, la première fois le 19 novembre 1911, député de la 5e circonscription de Saint-Denis, avec 6.722 voix sur 13.499 votants, en remplacement d'Hector Depasse, décédé. Au nombre de ses adversaires, il y a un jeune avocat, encore peu connu, qui pose sa candidature : il s'agit de Pierre Laval, qui rallie environ 3.000 suffrages. Nortier fut réélu le 26 avril 1914 avec 8.609 voix contre 7.738 à Morizet et s'inscrit au groupe progressiste.

Il se présentait en champion du petit capital contre les monopoles et contre une fiscalité abusive. C'est ainsi qu'il a voté contre ce qu'il appelait « l'inquisition fiscale ». Il s'intéressait à la santé et à la salubrité publiques ; il était partisan de la suppression des privilèges des bouilleurs de cru et il présenta une proposition de loi relative à l'expropriation pour cause d'utilité publique.

Partisan de la liberté de l'enseignement, il déclarait : «L'école laïque n'a pas besoin d'un monopole pour se défendre ».

Edouard Nortier était surtout un ardent patriote ; il insistait sur la nécessité d'un renforcement de l'armée française : c'est dans cet esprit qu'il a voté la loi portant à trois ans la durée du service militaire.

Il traduisit son patriotisme dans ses actes. À la déclaration de guerre, en 1914, il partit comme capitaine au 73e régiment d'infanterie. À ses concitoyens de Neuilly-sur-Seine qui lui demandaient de rester près d'eux, il répondit : « Je me dois d'abord à la France, ensuite seulement à Neuilly ».

Touché grièvement par un éclat d'obus lors des combats près d'Ypres, il mourut le 6 novembre 1914 à Boesinghe, alors que ses deux fils étaient sous les drapeaux. Il était âgé de 55 ans.