Paul Bécue

1904 - 1980

Informations générales
  • Né le 10 novembre 1904 à Sebourg (Nord - France)
  • Décédé le 19 juillet 1980 à Eth (Nord - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
Ire législature
Mandat
Du 30 novembre 1958 au 9 octobre 1962
Département
Nord
Groupe
Union pour la nouvelle République
Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
IIe législature
Mandat
Du 25 novembre 1962 au 2 avril 1967
Département
Nord
Groupe
Union pour la nouvelle République-UDT

Biographies

BECUE (Paul, Emile)
Né le 10 décembre 1904 à Sebourg (Nord)
Décédé le 17 juillet 1980 à Eth (Nord)

Député du Nord de1958 à 1967

Né à Sebourg (Nord), le 10 décembre 1904, Paul Bécue est le fils d’Henri Bécue et de Marie-Louise Wattré. A la suite de l’obtention de son certificat d’études supérieures, il épouse Adrienne Forget, le 28 mai 1928. De cette union naissent trois filles : Ghislaine en 1929 ; Paulette en 1932 ; Reine-Marie en 1942. Installé dans le village d’Eth, Paul Bécue y devient agriculteur-cultivateur. Il y est élu conseiller municipal dès 1935, puis maire de la commune deux ans plus tard. Il devient conseiller général du Nord, pour le canton du Quesnoy-Ouest, en 1958.
Les débuts de la carrière nationale de Paul Bécue coïncident avec le retour du général de Gaulle au pouvoir, cette même année. En effet, l’ancien prisonnier de guerre 1939-1945, candidat de l’Union pour la Nouvelle République (UNR), soutenu par les Indépendants-Paysans, le Mouvement républicain populaire (MRP) et le Parti radical, est élu à l’Assemblée nationale lors du premier scrutin législatif de la Cinquième République, le 10 novembre 1958. Il représente la vingt-troisième circonscription du Nord qui rassemble les cantons de Bavay, Landrecies, Le Quesnoy-Est, Le Quesnoy-Ouest et Berlaimont, commune dirigée par son suppléant à l’Assemblée, le pharmacien Jean Payen. En tête au premier tour, il obtient la victoire au second, avec 18 288 voix, en devançant de plus de 7 000 suffrages son principal adversaire, Eugène Thomas, ministre des PTT, conseiller général, maire du Quesnoy et député SFIO sortant.
Inscrit au groupe gaulliste, Paul Bécue est nommé membre de la commission de la production des échanges, et y siège durant toute la législature. Il siège également à la Haute-Cour de Justice instituée par l’ordonnance du 18 novembre 1944 modifiée, et ce, dès le 19 novembre 1959. Les initiatives parlementaires de Paul Bécue sont liées à sa profession. A cet égard, le 9 novembre 1961, il dépose un avis, présenté au nom de la commission à laquelle il appartient, sur le projet de loi, adopté par le Sénat, instituant l’obligation d’assurer les personnes non salariées contre les accidents et les maladies professionnelles dans l’agriculture. Au cours de cette première législature de la Cinquième République, il prend la parole à deux reprises, en séance publique. Il intervient d’abord dans la discussion du projet de loi relatif au remembrement des propriétés rurales. A cet effet, il dépose un article additionnel tendant à faire bénéficier du statut du fermage les agriculteurs exploitant des terrains du domaine privé de l’Etat. Le 14 novembre 1961, comme rapporteur pour avis, il invite le Gouvernement à obliger les exploitants agricoles à s’assurer contre les accidents pouvant survenir à leur personnel. Il fait notamment valoir le cas particulier des départements d’Alsace-Lorraine. Au cours de son premier mandat, Paul Bécue manifeste un soutien sans faille au général de Gaulle et au nouveau régime ; ses votes en font foi. Il approuve le programme du gouvernement Debré, dès le 16 janvier 1959, renouvelle sa confiance au Premier ministre le 15 octobre suivant. Il vote aussi la confiance au premier cabinet Pompidou, le 27 avril 1962, alors que nombre de ses collègues s’en désolidarisent. Il s’exprime dans le même sens sur le projet de loi relatif à l’enseignement privé, le 23 décembre 1959, lors du vote des pouvoirs spéciaux, le 2 février 1960, à l’occasion de la discussion de la réforme constitutionnelle. Enfin, il n’est pas de ceux qui votent la motion de censure au gouvernement, le 4 octobre 1962, et qui entraîne la chute de ce dernier.
Il intervient davantage dans l’hémicycle au cours de la deuxième législature de la Cinquième République, à la suite de sa réélection, le 25 novembre 1962. Avec un score sensiblement identique à celui de 1958, le député du Nord, candidat de l’Association pour la Vème République, ne sauve cependant son siège que de 649 voix, devant le communiste Didier Eloy, adjoint au maire d’Aulnoye, en obtenant 18 836 voix. Paul Bécue s’inscrit logiquement au groupe d’Union pour la Nouvelle République (UNR) – Union démocratique du travail (UDT), le 11 décembre 1962. Secrétaire de l’Assemblée nationale en 1962 et 1963, il appartient d’abord à la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République, mais n’y siège qu’un mois. Dès le 18 janvier 1963, il rejoint la commission de la production et des échanges et y demeure jusqu’en fin de législature. Il est secrétaire de cette commission en 1964 et 1965. A compter du 11 juin 1963, il fait également partie de la commission spéciale chargée d’examiner la proposition de loi du député Bricout et plusieurs de ses collègues tendant à définir les principes et les modalités de l’économie contractuelle en agriculture. Au cours de son second mandat, Paul Bécue dépose un avis et signe un rapport d’information. Le premier texte, rédigé au nom de la commission de la production et des échanges et présenté le 22 juin 1966, concerne le projet de loi instituant l’obligation d’assurance des personnes non salariées contre les accidents et les maladies professionnelles dans l’agriculture. Il s’agit d’un thème dont il s’est fait le porte-parole, déjà sous la législature précédente. Sa seconde initiative, au nom de la même commission, est la conséquence d’une mission effectuée en Autriche, du 5 au 12 juillet 1966.
En séance, il intervient à l’occasion de la discussion de trois projets de loi : sur l’organisation des associations communales et intercommunales de chasse agréées, le 9 juin 1964 ; sur l’organisation d’un régime de garantie contre les calamités agricoles, le 23 juin 1964 ; sur l’institution de l’obligation d’assurance des personnes non salariées, contre les accidents et les maladies professionnelles dans l’agriculture [date]. Sur le premier de ces textes, il dépose deux amendements. Il en signe un seul sur le deuxième projet de loi ; en revanche, comme rapporteur pour avis sur le troisième, il est l’auteur de six amendements sur le troisième, dont le domaine d’étude – l’agriculture - est sa spécialité. Ces initiatives visent à parfaire le système de protection sociale et d’assurance des agriculteurs, notamment par le versement des prestations d’invalidité dans le cas où l’intéressé est reconnu totalement inapte à l’exercice de la profession agricole. Comme il l’a manifesté au cours de son mandat précédent, le député gaulliste du Nord est fidèle à la politique voulue par le chef de l’Etat, et mise en place par Georges Pompidou. A cet effet, il approuve la ratification du traité franco-allemand, le 13 juin 1963, le projet de loi sur l’organisation des services publics, le 26 juillet suivant, la modification de la Constitution, le 20 décembre de la même année. Le 21 mai 1964, il apporte tout son soutien dans la discussion de la réforme électorale relative au scrutin municipal, de même que, le 26 mai 1965, sa voix s’ajoute à celles qui contribuent à l’adoption de l’ensemble du projet de loi relatif au recrutement de l’armée, en vue de l’accomplissement du service national.
Paul Bécue est battu à l’occasion du scrutin législatif des 5 et 12 mars 1967. Son ancien concurrent, le communiste Didier Eloy, le devance au deuxième tour d’un peu plus de 2 000 voix, en raison du désistement en sa faveur du candidat de la Fédération de la gauche démocrate et socialiste (FGDS) et premier rival de Paul Bécue, Eugène Thomas. Paul Bécue n’obtient que 18 424 voix, ce qui, malgré sa défaite, témoigne à nouveau de la stabilité de son électorat. Il demeure conseiller général du Nord jusqu’en 1976 et maire d’Eth jusqu’à sa mort, le 17 juillet 1980.
Paul Bécue était chevalier de la Légion d’honneur, officier du Mérite agricole et chevalier des Palmes académiques.

BECUE (Paul, Emile)
Né le 10 décembre 1904 à Sebourg (Nord)
Décédé le 17 juillet 1980 à Eth (Nord)

Député du Nord de1958 à 1967

Né à Sebourg (Nord), le 10 décembre 1904, Paul Bécue est le fils d’Henri Bécue et de Marie-Louise Wattré. A la suite de l’obtention de son certificat d’études supérieures, il épouse Adrienne Forget, le 28 mai 1928. De cette union naissent trois filles : Ghislaine en 1929 ; Paulette en 1932 ; Reine-Marie en 1942. Installé dans le village d’Eth, Paul Bécue y devient agriculteur-cultivateur. Il y est élu conseiller municipal dès 1935, puis maire de la commune deux ans plus tard. Il devient conseiller général du Nord, pour le canton du Quesnoy-Ouest, en 1958.
Les débuts de la carrière nationale de Paul Bécue coïncident avec le retour du général de Gaulle au pouvoir, cette même année. En effet, l’ancien prisonnier de guerre 1939-1945, candidat de l’Union pour la Nouvelle République (UNR), soutenu par les Indépendants-Paysans, le Mouvement républicain populaire (MRP) et le Parti radical, est élu à l’Assemblée nationale lors du premier scrutin législatif de la Cinquième République, le 10 novembre 1958. Il représente la vingt-troisième circonscription du Nord qui rassemble les cantons de Bavay, Landrecies, Le Quesnoy-Est, Le Quesnoy-Ouest et Berlaimont, commune dirigée par son suppléant à l’Assemblée, le pharmacien Jean Payen. En tête au premier tour, il obtient la victoire au second, avec 18 288 voix, en devançant de plus de 7 000 suffrages son principal adversaire, Eugène Thomas, ministre des PTT, conseiller général, maire du Quesnoy et député SFIO sortant.
Inscrit au groupe gaulliste, Paul Bécue est nommé membre de la commission de la production des échanges, et y siège durant toute la législature. Il siège également à la Haute-Cour de Justice instituée par l’ordonnance du 18 novembre 1944 modifiée, et ce, dès le 19 novembre 1959. Les initiatives parlementaires de Paul Bécue sont liées à sa profession. A cet égard, le 9 novembre 1961, il dépose un avis, présenté au nom de la commission à laquelle il appartient, sur le projet de loi, adopté par le Sénat, instituant l’obligation d’assurer les personnes non salariées contre les accidents et les maladies professionnelles dans l’agriculture. Au cours de cette première législature de la Cinquième République, il prend la parole à deux reprises, en séance publique. Il intervient d’abord dans la discussion du projet de loi relatif au remembrement des propriétés rurales. A cet effet, il dépose un article additionnel tendant à faire bénéficier du statut du fermage les agriculteurs exploitant des terrains du domaine privé de l’Etat. Le 14 novembre 1961, comme rapporteur pour avis, il invite le Gouvernement à obliger les exploitants agricoles à s’assurer contre les accidents pouvant survenir à leur personnel. Il fait notamment valoir le cas particulier des départements d’Alsace-Lorraine. Au cours de son premier mandat, Paul Bécue manifeste un soutien sans faille au général de Gaulle et au nouveau régime ; ses votes en font foi. Il approuve le programme du gouvernement Debré, dès le 16 janvier 1959, renouvelle sa confiance au Premier ministre le 15 octobre suivant. Il vote aussi la confiance au premier cabinet Pompidou, le 27 avril 1962, alors que nombre de ses collègues s’en désolidarisent. Il s’exprime dans le même sens sur le projet de loi relatif à l’enseignement privé, le 23 décembre 1959, lors du vote des pouvoirs spéciaux, le 2 février 1960, à l’occasion de la discussion de la réforme constitutionnelle. Enfin, il n’est pas de ceux qui votent la motion de censure au gouvernement, le 4 octobre 1962, et qui entraîne la chute de ce dernier.
Il intervient davantage dans l’hémicycle au cours de la deuxième législature de la Cinquième République, à la suite de sa réélection, le 25 novembre 1962. Avec un score sensiblement identique à celui de 1958, le député du Nord, candidat de l’Association pour la Vème République, ne sauve cependant son siège que de 649 voix, devant le communiste Didier Eloy, adjoint au maire d’Aulnoye, en obtenant 18 836 voix. Paul Bécue s’inscrit logiquement au groupe d’Union pour la Nouvelle République (UNR) – Union démocratique du travail (UDT), le 11 décembre 1962. Secrétaire de l’Assemblée nationale en 1962 et 1963, il appartient d’abord à la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République, mais n’y siège qu’un mois. Dès le 18 janvier 1963, il rejoint la commission de la production et des échanges et y demeure jusqu’en fin de législature. Il est secrétaire de cette commission en 1964 et 1965. A compter du 11 juin 1963, il fait également partie de la commission spéciale chargée d’examiner la proposition de loi du député Bricout et plusieurs de ses collègues tendant à définir les principes et les modalités de l’économie contractuelle en agriculture. Au cours de son second mandat, Paul Bécue dépose un avis et signe un rapport d’information. Le premier texte, rédigé au nom de la commission de la production et des échanges et présenté le 22 juin 1966, concerne le projet de loi instituant l’obligation d’assurance des personnes non salariées contre les accidents et les maladies professionnelles dans l’agriculture. Il s’agit d’un thème dont il s’est fait le porte-parole, déjà sous la législature précédente. Sa seconde initiative, au nom de la même commission, est la conséquence d’une mission effectuée en Autriche, du 5 au 12 juillet 1966.
En séance, il intervient à l’occasion de la discussion de trois projets de loi : sur l’organisation des associations communales et intercommunales de chasse agréées, le 9 juin 1964 ; sur l’organisation d’un régime de garantie contre les calamités agricoles, le 23 juin 1964 ; sur l’institution de l’obligation d’assurance des personnes non salariées, contre les accidents et les maladies professionnelles dans l’agriculture [date]. Sur le premier de ces textes, il dépose deux amendements. Il en signe un seul sur le deuxième projet de loi ; en revanche, comme rapporteur pour avis sur le troisième, il est l’auteur de six amendements sur le troisième, dont le domaine d’étude – l’agriculture - est sa spécialité. Ces initiatives visent à parfaire le système de protection sociale et d’assurance des agriculteurs, notamment par le versement des prestations d’invalidité dans le cas où l’intéressé est reconnu totalement inapte à l’exercice de la profession agricole. Comme il l’a manifesté au cours de son mandat précédent, le député gaulliste du Nord est fidèle à la politique voulue par le chef de l’Etat, et mise en place par Georges Pompidou. A cet effet, il approuve la ratification du traité franco-allemand, le 13 juin 1963, le projet de loi sur l’organisation des services publics, le 26 juillet suivant, la modification de la Constitution, le 20 décembre de la même année. Le 21 mai 1964, il apporte tout son soutien dans la discussion de la réforme électorale relative au scrutin municipal, de même que, le 26 mai 1965, sa voix s’ajoute à celles qui contribuent à l’adoption de l’ensemble du projet de loi relatif au recrutement de l’armée, en vue de l’accomplissement du service national.
Paul Bécue est battu à l’occasion du scrutin législatif des 5 et 12 mars 1967. Son ancien concurrent, le communiste Didier Eloy, le devance au deuxième tour d’un peu plus de 2 000 voix, en raison du désistement en sa faveur du candidat de la Fédération de la gauche démocrate et socialiste (FGDS) et premier rival de Paul Bécue, Eugène Thomas. Paul Bécue n’obtient que 18 424 voix, ce qui, malgré sa défaite, témoigne à nouveau de la stabilité de son électorat. Il demeure conseiller général du Nord jusqu’en 1976 et maire d’Eth jusqu’à sa mort, le 17 juillet 1980.
Paul Bécue était chevalier de la Légion d’honneur, officier du Mérite agricole et chevalier des Palmes académiques.

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