Charles, Gilbert, Joseph Péronnet

1866 - 1953

Informations générales
  • Né le 5 juin 1866 à Ebreuil (Allier - France)
  • Décédé le 28 juin 1953 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 6 mai 1906 au 31 mai 1910
Département
Allier
Groupe
Gauche radicale-socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIe législature
Mandat
Du 26 avril 1914 au 7 décembre 1919
Département
Allier
Groupe
Parti républicain radical et radical socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIe législature
Mandat
Du 16 novembre 1919 au 31 mai 1924
Département
Allier
Groupe
Parti radical et radical socialiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 5 juin 1866 à Ebreuil (Allier).

Député de l'Allier de 1906 à 1910, et de 1914 à 1924.

Fils d'un minotier d'Ebreuil, d'une famille très connue dans la région, Charles Péronnet, docteur en droit, avocat à la Cour d'appel de Paris, se présenta dès 1895 aux élections cantonales à Ebreuil après avoir été en 1894 attaché au cabinet de Lourties, ministre du Commerce et de l'Industrie.

Mais ce n'est qu'en 1906 qu'il put, à la suite du décès du docteur Delarue, député de la circonscription de Gannat de 1893 à 1905, tenter sa chance aux élections législatives. Il obtint l'investiture du parti radical-socialiste, non sans quelques difficultés d'ailleurs, puisqu'il eut contre lui un candidat radical dissident, James Lesbre. Il l'emporta néanmoins le 6 mai, au premier tour du scrutin, recueillant 11.170 suffrages contre 5.532 à son seul concurrent.

Membre de la commission du travail, il rapporta une proposition de résolution relative à la réglementation du travail et à la fixation des salaires dans l'industrie de la filature de la soie. Il intervint dans les discussions budgétaires pour demander la réduction de la période d'exercice des réservistes et sur des questions intéressant l'agriculture, le contrôle des sociétés d'assurances mutuelles et les postes et télégraphes. Les élections de 1910 furent marquées dans l'Allier par un important recul radical-socialiste qui n'épargna pas Charles Péronnet. Le 24 avril, il se retrouve, avec 3.796 voix, en troisième position derrière le socialiste indépendant Paturet, inspecteur des finances, qui avait mené une vive campagne contre la politique fiscale des gouvernements radicaux. En effet, sur 16.572 votants, 5.416 allèrent à Paturet, 3.807 à Desfretières, républicain-socialiste indépendant, 2.534 à Ranc, socialiste et 786 à Delaurat, républicain socialiste indépendant. Charles Péronnet se retira alors de la compétition, en demandant à ses électeurs de « ne pas mêler leurs votes à ceux des ennemis de la République ». Emile Paturet fut élu.

Après un échec aux élections sénatoriales de 1912, il retrouva son siège de député de Gannat en 1914. Arrivé en tête au premier tour le 26 avril, avec 4.972 suffrages contre 4.569 à Laruas, républicain socialiste, 4.544 à Desfretières, républicain socialiste et 1.804 à Fouillaud, socialiste, il bénéficia du désistement de celui-ci et l'emporta à l'issue d'une bataille triangulaire avec 6.136 voix contre 4.781 à Laruas et 5.367 à Desfretières. Il s'était déclaré, dans sa profession de foi, partisan de la laïcité et de l'impôt progressif sur le revenu.

Pendant les années de guerre, membre des commissions de l'armée, des marchés, puis de celle s'intéressant aux questions et projets se rattachant au ravitaillement et aux réquisitions, il s'occupa particulièrement des marchés conclus par l'Etat, du ravitaillement des troupes en campagne et de la crise du charbon.

Deux listes s'affrontèrent dans l'Allier aux élections du 16 novembre 1919, une liste socialiste et une liste d'action républicaine représentant un large éventail d'opinions allant du centre-droit aux radicaux-socialistes. Charles Péronnet était de ceux-ci, avec Lucien Lamoureux. La liste d'action républicaine, dont le programme était centré sur « une lutte énergique contre le bolchevisme et autres doctrines anarchistes, la défense républicaine contre la dictature d'un homme ou d'une classe », emporta tous les sièges, avec 48.731 voix de moyenne pour 126.628 électeurs inscrits et 89.272 votants. Charles Péronnet avait obtenu personnellement 48.943 voix. Membre de la commission des travaux publics et des moyens de communication, il ne laissa aucune trace de son activité parlementaire durant la 12e législature.

Le canton d'Escurolles l'avait envoyé siéger au Conseil général de l'Allier en 1919, et il devint vice-président de l'assemblée départementale.

Les élections de 1924 furent caractérisées dans l'Allier par une forte avance des socialistes qui eurent 4 élus sur 5 sièges à pourvoir, le cinquième étant attribué à Lucien Lamoureux, qui précéda Charles Péronnet sur la liste de concentration républicaine. Sur 99.969 suffrages exprimés, celui-ci avait obtenu 25.958 voix.

Le scrutin d'arrondissement rétabli en 1928, Charles Péronnet se présenta une nouvelle fois devant les électeurs de la circonscription de Gannat, avec l'investiture radicale-socialiste. Mais il entra en conflit pendant la campagne électorale avec Marcel Régnier, influente personnalité radicale-socialiste, sénateur et président du Conseil général. Il ne se classa qu'au quatrième rang des candidats, recueillant 1.465 suffrages pour 14.464 votants. Il se retira alors totalement de la vie politique, renonçant à son siège de conseiller général.

Charles Péronnet est l'auteur d'un ouvrage, La conciliation et l'arbitrage en matière de conflits collectifs entre patrons et ouvriers ou employés, publié en 1896. Il avait été fait chevalier de la Légion d'honneur le 4 mai 1916.

Date de mise à jour: juin 2014