Louis, Gabriel Pichon

1849 - 1916

Informations générales
  • Né le 11 juin 1849 à Brest (Finistère - France)
  • Décédé le 12 août 1916 à Treflez (Finistère - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 25 avril 1897 au 1er janvier 1900
Département
Finistère
Groupe
Gauche républicaine

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 1er janvier 1900 au 1er janvier 1916

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 11 juin 1849 à Brest (Finistère), mort le 12 août 1916 à Treflez (Finistère).

Député du Finistère de 1897 à 1898.
Sénateur du Finistère de 1900 à 1916.

Louis Pichon, avant d'entrer dans la politique, avait fait une brillante carrière d'ingénieur. Entré à l'Ecole polytechnique en 1870, il avait, à sa sortie, opté pour le corps des ingénieurs des Ponts et Chaussées. La guerre avec l'Allemagne le voit servir comme sous-lieutenant d'artillerie et prendre part à la défense de Paris.

En 1887 il est ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, mais ce technicien n'est pas étranger à la politique car il est maire de la petite ville de Treflez. Aussi n'est-il pas étonnant qu'à l'occasion d'une élection partielle en 1897, il devienne député de Brest, en remplacement de l'amiral Vallon, décédé. Il recueille au second tour 4.853 voix contre 4.167 à son concurrent Isnard.

Inscrit au centre gauche et à la gauche républicaine, son passage à la Chambre ne sera marqué que par quelques interventions sur les sujets techniques dont il est professionnellement expert. En effet, aux élections de 1898, il perd son siège de député.

Ce n'est que deux ans plus tard qu'il se présente à une élection sénatoriale, le 28 janvier 1900 où, avec 794 voix sur 1.234 il est élu en remplacement de Savary, décédé. Dès lors, il sera constamment mandaté par ses concitoyens pour les représenter au Luxembourg : le 4 janvier 1903, il l'emporte par 644 voix sur 1.273 votants, et le 7 janvier 1912 par 732 voix sur 1.315 votants ; il est seul élu au premier tour.

Inscrit à la gauche républicaine, représentant du grand port de guerre breton, tout sujet abordé par le Sénat et touchant à la marine le voit intervenir : projet d'augmentation de la flotte (1900), médaille des vieux marins, organisation du corps des officiers de marine (1901), marine marchande (1902), recrutement de l'armée (1903), programme naval (1906), etc... Il s'intéresse cependant aussi aux questions de santé publique, aux questions agricoles et même à l'organisation administrative jusqu'en 1906, il dépose une proposition de loi tendant à la suppression des sous-préfets. Sénateur de la Bretagne catholique, il se battra avec courage en 1905 et 1906 contre la loi de séparation des Eglises et de l'Etat et la limitation de l'exercice des cultes, démontrant dans une intervention vibrante où il mettait toute la profondeur de la conviction de sa foi, que la loi de séparation était moins libérale de l'édit de Nantes qu'Henri IV octroya aux protestants.

Il est mort le 12 août 1916 dans sa propriété de Toullouarn, à Treflez, âgé de 67 ans.