Jean-Pierre, Ignace, Ildefonse, Louis Plichon

1907 - 1966

Informations générales
  • Né le 13 mars 1907 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 14 mai 1966 à Lille (Nord - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVIe législature
Mandat
Du 3 mai 1936 au 31 mai 1942 *
Département
Nord
Groupe
Républicains indépendants et d'action sociale

* : Un décret de juillet 1939 a prorogé jusqu'au 31 mai 1942 le mandat des députés élus en mai 1936

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 13 mars 1907 à Paris.

Député du Nord de 1936 à 1942.

Bien que né à Paris, Jean-Pierre Plichon était originaire du Nord. Elève de l'Ecole centrale, ingénieur des arts et manufactures, il s'installe à Bailleul et exerce le métier d'industriel. Mais le démon de la politique ne tarde guère à le tourmenter. Agé de 29 ans il brigue aux élections de 1936 dans la 2e circonscription d'Hazebrouck, le siège qu'avait occupé depuis 1889 le lieutenant-colonel Jean Plichon, son oncle.

Revendiquant pour le nom qu'il porte « l'honneur d'avoir été celui de deux députés du Nord », il se présente comme candidat d'union républicaine et de défense de la famille, la protection du commerce et de l'industrie et réclame pour les agriculteurs des prix élevés et l'organisation de la profession.

Le 26 avril il arrive en tête avec 3.273 voix contre 2.337 à Darou son suivant immédiat. Les suffrages des autres votants, (10.836 sur 12.128 inscrits) se répartissent entre plusieurs candidats : il y a ballottage. Mais le 3 mai il l'emporte nettement avec 5.722 voix contre 3.370 à Darou ; à lui seul Jean-Pierre Plichon a remporté plus de suffrages que tous ses adversaires réunis.

A la Chambre il siège parmi les républicains indépendants et d'action sociale ; il appartient aux commissions de l'aéronautique et de la législation civile et criminelle.

Très vite il fait preuve d'une grande activité orientée, pour une large part, vers les préoccupations directes de ses électeurs.

Il aborde ainsi les problèmes fiscaux par la question des octrois et celle de l'imposition des fonds d'Etat. Il dépose une proposition en faveur des sinistrés victime des inondations dans le Nord et une autre relative au curage des cours d'eau. Il cherche à encourager la construction individuelle mais s'oppose à la « révision excessive des loyers ». Pour lutter contre la crise et le chômage il suggère de grands travaux ruraux, l'organisation du marché du charbon ; il s'intéresse au fonds de compensation des fleurs et plantes à parfum et s'efforce à plusieurs reprises de faire relever les droits de douane sur le houblon. Les questions agricoles et rurales sont d'ailleurs tout particulièrement l'objet de sa sollicitude : il intervient au sujet de l'exercice de la médecine vétérinaire, du statut du métayage, de la propriété culturale, de l'office du blé. La réforme électorale ne le laisse pas indifférent et il se déclare en faveur de la représentation proportionnelle et du panachage des listes.

A la veille de la guerre, le 17 janvier 1939, interpellant le gouvernement sur la politique étrangère, il s'inquiète de la menace que les mouvements flamingants de Belgique, soutenus par l'Allemagne nazie, font peser sur l'amitié franco-belge et réclame, dans la perspective d'une éventuelle invasion allemande par la Belgique, l'achèvement des fortifications de la frontière du Nord et du canal Lille-Dunkerque.

En cette année 1939, marquée par le cent cinquantième anniversaire de la Révolution de 1789, il se signale encore par un contre-projet tendant à la création d'une escadrille d'avions de chasse portant le nom des fondateurs de la République.

Agé de 32 ans à la déclaration de guerre il déploie aussitôt un grand zèle patriotique. Il intervient au sujet du moratoire fiscal en faveur des mobilisés, dépose deux rapports relatifs à l'atteinte à l'intégrité du territoire et à la répression de l'espionnage, et propose d'exclure de la Chambre des députés les membres du parti communiste dissous. enfin, le 11 janvier 1940, il demande à interpeller le gouvernement sur l'organisation des départements de la frontière du Nord.

Le 10 juillet il vota au congrès de Vichy. la demande de pouvoirs constituants formulée par le maréchal Pétain.


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