Henri Rochereau

1883 - 1958

Informations générales
  • Né le 29 avril 1883 à Chantonnay (Vendée - France)
  • Décédé le 18 juin 1958 à Chantonnay (Vendée - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
Ire Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 21 octobre 1945 au 10 juin 1946
Département
Vendée
Groupe
Parti républicain de la liberté

Biographies

Biographie de la IVe République

ROCHEREAU (Henri, Armand, Auguste)
Né le 29 avril 1883 à Chantonnay (Vendée)
Décédé le 18 juin 1958 à Chantonnay

Membre de la première Assemblée nationale constituante (Vendée)

Né le 29 avril 1883 au lieu-dit « La Tabatière » à Chantonnay, Henri Rochereau est issu d’un milieu rural assez fortuné de l’est de la Vendée. Son père était propriétaire cultivateur et sa mère sans profession. Henri Rochereau exerce la profession de cultivateur, exploitant agricole. Réformé pour invalidité, il ne participe pas à la première guerre mondiale, puis se marie en mai 1919 avec Marguerite Vincendeau avec qui il aura une fille, Anne-Marie.
Il entre en politique en 1928, date à laquelle il est élu conseiller général du canton de Chantonnay avec la nuance « Conservateur – Union républicaine démocratique (URD) ». En 1935, il devient maire de Chantonnay, une commune d’environ 4 000 habitants. Membre du Conseil départemental sous l’Occupation, il conserve ses fonctions de premier magistrat, mais connaît des difficultés avec les autorités allemandes. A la Libération, soupçonné d’avoir eu une attitude collaboratrice, Henri Rochereau est suspendu de ses fonctions de maire et de conseiller général par le Comité départemental de Libération (CDL). Aucun fait n’est cependant retenu à son encontre. Sa notice de renseignement du groupe « Parti républicain de la liberté – PRL » sur les « états et titres de guerre et de résistance » indique qu’il aurait aidé des prisonniers évadés et des requis du Service du travail obligatoire (STO) et qu’il aurait été arrêté peu de temps avant la Libération.
Bénéficiant d’un grand prestige dans son canton, notamment dans les milieux agricoles, Henri Rochereau est réélu maire au printemps 1945 et conseiller général en septembre de la même année, avec l’étiquette politique « Indépendant – PRL », après une campagne difficile contre M. de la Débuterie, radical indépendant. Sa situation de fortune considérable, sa popularité départementale et ses capacités politiques lui permettent notamment de se porter candidat aux élections à l’Assemblée nationale constituante d’octobre 1945.
Président de l’association des communes de la Plaine de Luçon pour la distribution de l’eau, se définissant comme un expert agricole et foncier, il figure en deuxième position sur la liste républicaine d’action agricole, maritime et sociale, emmenée par Armand de Baudry d’Asson, qui remporte 96 015 suffrages et quatre sièges. Il devient donc facilement député à la première Assemblée nationale constituante. Sont également élus sur cette liste Hélène de Suzannet et Charles Rousseau.
A l’Assemblée nationale, Henri Rochereau se range lui-même sous la nuance politique « Union républicaine – indépendant ». Il est membre de la commission de l’intérieur, de l’Algérie et de l’administration générale, départementale et communale. Il est également nommé juré à la Haute Cour de justice. Il dépose une proposition de loi, le 15 janvier 1946, tendant à proroger le délai prévu par une ordonnance d’août 1945 et son article 5, instituant un impôt de solidarité nationale. Il n’intervient qu’à une reprise en séance publique, en prenant part à la discussion d’une proposition de loi de Jacques Bardoux relative à l’élection des membres de la Chambre des députés. Il vote contre le projet de constitution présenté par l’Assemblée nationale constituante en avril 1946. Il décide de ne pas se représenter aux élections du mois de juin suivant, ni à celles de novembre.
Conseiller général jusqu’en 1951, maire de Chantonnay jusqu’en 1953, il se retire de la vie politique à cette date pour favoriser la carrière de son gendre Michel Crucis. Mariée à Anne-Marie Rochereau en août 1947, Michel Crucis recueille, en effet, l’héritage politique de son beau-père en lui succédant, en 1951, comme conseiller général et, en 1953, à tête de la mairie de Chantonnay. Devenu pensionnaire en octobre 1949, Henri Rochereau gère sa fortune jusqu’à son décès survenu à l’âge de 75 ans, le 18 juin 1958, dans sa commune natale.
Henri Rochereau a un homonyme, Henri (Raoul) Rochereau, né le 25 mars 1908 à Chantonnay également, candidat aux législatives de juin, puis de novembre 1946, sénateur de Vendée de décembre 1946 à 1958, puis ministre de l’agriculture de mai 1959 à août 1961.

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