Maurice, Joseph Rontin

1880 - 1918

Informations générales
  • Né le 16 octobre 1880 à Mézin (Lot-et-Garonne - France)
  • Décédé le 19 octobre 1918 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIe législature
Mandat
Du 10 mai 1914 au 19 octobre 1918
Département
Lot-et-Garonne
Groupe
Parti républicain radical et radical socialiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 16 octobre 1880 à Mézin (Lot-et-Garonne), mort le 19 octobre 1918 à Paris (7e).

Député du Lot-et-Garonne de 1914 à 1918.

Issu d'une famille de « notables », son père, docteur en médecine, siégeait lui-même au Conseil général, Maurice Rontin ne tarda pas à s'affirmer par ses brillantes qualités personnelles. Jeune avocat à la Cour d'appel de Paris, il fut bientôt élu maire de sa ville natale et conseiller général du Lot-et-Garonne. Affrontant pour la première fois les élections législatives en 1914 comme candidat radical-socialiste et d'union républicaine, il devança au premier tour le député sortant M. Duffau, républicain radical ; au scrutin de ballottage, le 10 mai, il fut élu, à l'âge de 33 ans, député de la circonscription de Nérac, à l'issue d'un vote triangulaire serré dans lequel, sur 12.744 suffrages exprimés, il obtint 4.260 voix, contre 4.211 à M. Courrent et 4.053 à M. Duffau.

Inscrit au groupe du parti républicain radical et radical-socialiste, Maurice Rontin participa aux travaux des commissions de la législation fiscale, du suffrage universel et de la réorganisation économique. Soucieux des problèmes du ravitaillement et de la production céréalière, il aborda la tribune avec talent, notamment pour proposer l'emploi de carburants dérivés de l'alcool national.

D'un courage inébranlable qui n'avait d'égal que sa modestie, il se conduisit brillamment aux armées et fut cité à l'ordre du jour lorsqu'au début de 1917, à la tête d'une compagnie du 7e régiment d'infanterie, il enleva une tranchée ennemie, après avoir tué de sa main l'officier qui la commandait.

Cet homme en pleine force, aimé de tous ceux qui l'avaient connu, fut emporté prématurément, à l'âge de 38 ans, par la terrible épidémie de grippe espagnole qui se propagea à la fin de la Première Guerre mondiale.

Il était titulaire de la Croix de guerre.