Théodore, François Rose

1852 - 1917

Informations générales
  • Né le 10 février 1852 à Bailleulval (Pas-de-Calais - France)
  • Décédé le 27 octobre 1917 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 3 septembre 1893 au 31 mai 1898
Département
Pas-de-Calais
Groupe
Union républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 8 mai 1898 au 31 mai 1902
Département
Pas-de-Calais
Groupe
Union républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 27 avril 1902 au 31 mai 1906
Département
Pas-de-Calais
Groupe
Républicains progressistes
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 20 mai 1906 au 31 mai 1910
Département
Pas-de-Calais
Groupe
Progressiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 10 février 1852 à Bailleulval (Pas-de-Calais), mort le 27 octobre 1917 à Paris (16e).

Député du Pas-de-Calais de 1893 à 1910.

Notaire, propriétaire terrien et conseil-1er général de Beaumetz les Loges, Théodore Rose fut élu député de la 1re circonscription d'Arras au second tour de scrutin le 3 septembre 1893. Il devait le rester dix-sept ans.

Aux élections de 1893, il battit Ledieu, député sortant, par 10.968 voix contre 8.538 sur 19.661 votants. En 1898, le 8 mai, et en 1902, le 27 avril, il triompha aisément dès le premier tour de scrutin de Goudemand par 13.323 voix contre 5.924, sur 20.370 votants et de Delcourt par 15.589 voix contre 3.792, sur 21.131 votants. Le 20 mai 1906, sa réélection fut plus difficile puisqu'il n'obtint, au second tour, que 12.038 voix sur 23.428 votants, son adversaire d'alors, Mill, en totalisant 11.231.

Pendant l'exercice de ses différents mandats, Théodore Rose s'inscrivit à l'union républicaine. Il siégea dans de nombreuses commissions (agriculture, finances, travail...). Se défendant d'être un politicien, il apparaît comme un réformateur soucieux d'assurer la protection des classes sociales les plus défavorisées. Dans le domaine religieux, il défendit la liberté des consciences mais dans le respect des droits du pouvoir civil et de la laïcité.

Son activité parlementaire fut importante. Il déposa un grand nombre de propositions de loi portant notamment sur le tarif général des douanes applicable aux produits agricoles, la réforme de l'imposition sur le revenu et sur le capital, l'organisation des professions juridiques et la réforme du code de procédure pénale, la protection des salariés dans l'entreprise, l'organisation d'un régime de retraites pour les travailleurs âgés ou infirmes..

Au sein des différentes commissions auxquelles il a appartenu, il accéda très souvent aux fonctions de rapporteur en raison de son expérience et de la compétence acquises en sa double qualité de notaire et de parlementaire. Il fut l'un des orateurs les plus écoutés du parti progressiste.

Il mourut à Paris le 27 octobre 1917, à l'âge de 65 ans.