Henri, Ferdinand, Bienvenu Roux-Costadau

1875 - 1946

Informations générales
  • Né le 23 avril 1875 à Les mées (Basses-Alpes - France)
  • Décédé le 12 février 1946 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Xe législature
Mandat
Du 8 mai 1910 au 31 mai 1914
Département
Drôme
Groupe
Parti socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIe législature
Mandat
Du 10 mai 1914 au 7 décembre 1919
Département
Drôme
Groupe
Parti socialiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 23 avril 1875 aux Mées (Basses-Alpes).

Député de la Drôme de 1910 à 1919.

Il commence sa carrière professionnelle comme instituteur mais est révoqué en 1906 pour avoir prôné l'internationalisme socialiste dans une réunion de propagande : d'abord poursuivi devant le conseil départemental qui refusa de le condamner, il fut révoqué par le gouvernement Clemenceau.

En 1906, il pose sa candidature comme socialiste dans la Drôme (1re circonscription de Valence) mais est battu par 2.557 voix contre 5.925 à M. Louis Dumont, radical socialiste, qui est élu au second tour. Le 8 mai 1910, il est élu député S.F.I.O. dans la même circonscription et obtient 7.977 voix sur 25.772 inscrits. Réélu le 10 mai 1914 par 7.271 voix sur 24.857 inscrits. En 1919, au scrutin de liste départemental, il se présente comme isolé et il est battu par 7.975 voix sur 87.470 inscrits. Au parlement, il est membre de la commission de l'enseignement et des beaux-arts, de la commission de l'économie, et dépose une proposition de loi portant modification de la loi du 30 mars 1917 sur le registre du commerce et manifesta son hostilité aux bouilleurs de cru.

Le 19 septembre 1916 il s'éleva contre la faiblesse de l'effort des alliés par rapport à celui de la France. Le 9 décembre, sur le même sujet, la violence de son discours lui valut plusieurs rappels à l'ordre et le retrait de la parole. En 1917, le 15 juin, il fit partie des quatre députés qui refusèrent de voter les crédits demandés pour la poursuite de la guerre.

Hors du parlement, ayant évolué et ayant répudié le marxisme, il fonde en 1922 la Libre Opinion qui préconise la révision de la Constitution pour renforcer les pouvoirs de l'exécutif, publication qui disparaît d'ailleurs quelques années avant la guerre, faute de fonds. Roux-Costadau avait alors rejoint le nationalisme populaire.