Gabriel, Antoine Royer

1825 - 1898

Informations générales
  • Né le 1er octobre 1825 à Scy-Chazelles (Moselle - France)
  • Décédé le 26 novembre 1898 à Spincourt (Meuse - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 2 février 1879 au 14 octobre 1881
Département
Meuse
Groupe
Union républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 août 1881 au 14 octobre 1885
Département
Meuse
Groupe
Union républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 18 octobre 1885 au 14 octobre 1889
Département
Meuse
Groupe
Union républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 22 septembre 1889 au 14 octobre 1893
Département
Meuse
Groupe
Union républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 20 août 1893 au 31 mai 1898
Département
Meuse
Groupe
Union républicaine

Biographies

Député de 1879 à 1889, né à Scy-Chazelles (Moselle) le 1er octobre 1825, il entra à l'Ecole de Saint-Cyr, servit comme officier dans l'infanterie, prit part à plusieurs campagnes et parvint au grade de chef de bataillon au 34 de ligne.

Admis à la retraite en 1875, il devint maire de Spincourt et conseiller général de la Meuse. Candidat républicain à la Chambre des députés, en remplacement de M. Billy décédé, il fut élu, le 2 février 1879, député de l'arrondissement de Montmédy, par 10 363 voix (11 822 votants, 16 953 inscrits), contre 514 à M. d'Egremont.

Il siégea à gauche et vota pour l'article 7 de la loi sur renseignement supérieur, pour les lois nouvelles sur le droit de réunion et sur la presse.

Réélu, le 21 août 1881, par 7 253 voix (13 563 votants, 16 894 inscrits), contre 4 950 à M. d'Egremont et 1 267 à M. Péridon, il reprit sa place dans la majorité, soutint les ministères Gambetta et J. Ferry, vota pour les crédits du Tonkin.

Porté, le 4 octobre 1885, sur la liste républicaine de la Meuse, il fut réélu, le 2e sur 5, député de ce département, par 38 246 voix voix (70 523 votants, 83 103 inscrits). M. Royer opina, comme précédemment, avec la gauche modérée, se prononça pour les cabinets Rouvier et Tirard, pour l'expulsion des princes, fut élu questeur de la Chambre (octobre 1888) après les démêlés de la questure avec le syndicat de la presse.

Il fut réélu le 10 février 1889, et se prononça dans la derniére session :
- pour le rétablissement du scrutin d'arrondissement (11 février 1889),
- pour l'ajournement indéfini de la revision de la Constitution,
- pour les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes,
- pour le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse,
- pour les poursuites contre le général Boulanger.

Officier de la Légion d'honneur (1874).


Né le 1er octobre 1825 à Scy-Chazelles (Moselle), mort le 26 novembre 1898 à Spincourt (Meuse).

Député de la Meuse de 1879 à 1898

(Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. V, p. 221.)

La loi du 13 février 1889, qu'il avait votée, ayant rétabli le scrutin uninominal, c'est dans l'arrondissement de Montmédy qu'il se présenta et fut élu au premier tour, le 22 septembre 1889, comme républicain, par 7.175 voix contre 5.995 à d'Egremont, candidat de la droite. Tout le département de la Meuse retrouvait, avec ce nouveau scrutin, ses députés républicains de gauche modérée dont le plus célèbre, Raymond Poincaré, avait été élu pour la première fois à la faveur d'une élection partielle, en juillet 1887. Il fut réélu questeur le 16 novembre 1889 et présenta, au début 1891, avec les deux autres questeurs, un projet de résolution tendant à nommer une commission pour étudier les améliorations à apporter aux locaux du Palais-Bourbon pour faciliter le travail des parlementaires. Ce projet fut adopté mais n'aboutit qu'en 1898, à l'aménagement des bureaux du secrétariat général de la présidence.

Ses fonctions à la Chambre des députés ne lui faisaient pas négliger le sort de ses électeurs, si bien qu'aux élections de 1893 personne ne se présenta contre lui. Il fut élu le 20 août, obtenant 8.538 voix pour 10.583 votants et 15.395 inscrits. Réélu questeur membre de la commission de l'armée et de diverses commissions, il continua de s'occuper activement de l'administration du Palais Bourbon.

Cependant, sa santé déclinait. Il ne se représenta pas aux élections de 1898 et mourut le 26 novembre de la même année à Spincourt, dont il était maire depuis 1875. C'était une figure très populaire dans son petit pays. Ses concitoyens se rappelaient l'avoir vu arriver à cheval en 1870, ayant obtenu des Allemands qui l'avaient fait prisonnier à Sedan l'autorisation de rendre visite aux siens. Gabriel Royer est décédé à l'âge de 73 ans.


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