Richard, Joseph, Timoléon De Roys de Lédignan Saint Michel

1839 - 1886

Informations générales
  • Né le 14 août 1839 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 23 décembre 1886 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 14 octobre 1877 au 14 octobre 1881
Département
Aube
Groupe
Union républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 août 1881 au 14 octobre 1885
Département
Aube
Groupe
Union républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 18 octobre 1885 au 23 décembre 1886
Département
Aube
Groupe
Union républicaine

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1877 à 1886, né à Paris le 14 août 1839, mort à Paris le 23 décembre 1886, « fils de Victor-Anne Conrad, comte de Roys de Lédignan, et de Marie-Angélique-Mathilde Le Charon », il fut élève de l'Ecole militaire de Saint-Cyr, et appartint à l'armée comme officier de chasseurs à pied, puis de zouaves. Il se retira avec le grade de capitaine vers la fin de l'Empire et s'occupa d'agriculture.

Il reprit du service pendant la guerre franco-allemande, fut nommé chevalier de la Légion d'honneur, conseiller général de Seine-et-Marne (1871), et se présenta pour la première fois aux élections législatives de 1876, dans l'arrondissement de Bar-sur-Aube : il échoua, le 5 mars, avec 4 911 voix, contre 5 562 à l'élu, M. Piot, monarchiste.

Mais, après la dissolution de la Chambre, M. de Roys fut de nouveau, dans le même arrondissement, le candidat des républicains, et l'emporta avec 5 506 voix (10 974 votants, 12 132 inscrits), sur M. Piot, député sortant, candidat officiel, qui n'en obtint que 5 423. M. de Roys fut révoqué alors par le gouvernement de son grade de lieutenant-colonel du 47e régiment de l'armée territoriale. Il alla siéger à gauche, soutint le ministère Dufaure et la politique opportuniste des cabinets qui suivirent, se prononça contre l'amnistie plénière, pour l'invalidation de l'élection de Blanqui, prit une part active aux discussions des questions militaires et du budget de l'armée, fut rapporteur (juin 1880) du projet de loi sur l'instruction utilitaire, et combattit (juin 1881) le projet Laisant sur le service de trois ans.

Il fut réélu, le 21 août 1881, par 5 472 voix (10 124 votants, 12 052 inscrits), contre 4 294 à M. Piot. Il opina :
- pour les ministères Gambetta et J. Ferry,
- pour les crédits de l'expédition du Tonkin.

Il continua de se faire une spécialité des questions militaires, dans lesquelles on lui reconnaissait une sérieuse compétence. Il parla également (novembre 1883) sur le cumul des fonctions, interpella le gouvernement (janvier 1884) sur la crise économique et se montra protectionniste ; donna son avis (juin 1884) sur la révision de la Constitution par le Congrès ; interpella (octobre 1884) sur la politique douanière ; fut rapporteur (janvier 1885) du budget extraordinaire de la guerre ; et appuya (février) les surtaxes sur les céréales.

Porté, le 4 octobre 1885, sur la liste républicaine de l'Aube, M. de Roys fut élu député de ce département, au second tour (18 octobre), le 2e sur 4, par 41 225 voix (66 086 votants, 78 207 inscrits). Il reprit sa place dans les rangs de la gauche modérée, attaqua vivement le gouvernement de juillet (mai 1886) lors de la discussion sur les pensions à accorder aux victimes de février 1848, appuya de nouveau (juin) le relèvement des taxes sur les céréales, et opina avec la majorité.

Décédé au cours de la législature, il fut remplacé, le 20 février 1887, par M. Charonnat, radical.


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