Louis Doynel de Saint-Quentin

1850 - 1928

Informations générales
  • Né le 14 octobre 1850 à Caen (Calvados - France)
  • Décédé le 18 avril 1928 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 7 octobre 1894 au 31 mai 1898
Département
Calvados
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 8 mai 1898 au 31 mai 1902
Département
Calvados

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 1er janvier 1904 au 1er janvier 1928

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 14 octobre 1850 à Caen (Calvados), mort le 18 avril 1928 à Paris (16°).

Député du Calvados de 1894 à 1902. Sénateur du Calvados de 1904 à 1928.

Issu d'une vieille famille de noblesse terrienne, Louis Doynel de Saint-Quentin fit son apprentissage de la vie publique en présidant la Société d'agriculture de Caen et plusieurs sociétés hippiques avant d'être porté à la mairie de Garcelles-Secqueville.

Il fut élu député de la 2e circonscription de Caen en 1894, par 5.146 voix contre 4.300 à ses adversaires réunis, et réélu sans concurrent en 1898. Dans ses deux campagnes, il s'était affirmé progressiste et protectionniste.

A la Chambre, il intervint sur les questions intéressant l'agriculture (régime des boissons, fraudes sur les beurres et organisation des halles) et surtout le cheval, faisant adopter un projet interdisant la vente de pronostics sur les courses de chevaux et un autre augmentant l'effectif d'étalons des haras nationaux. Partisan résolu de Méline, il combattit Waldeck-Rousseau et les radicaux.

Elu au Sénat le 31 mars 1904 par 881 voix sur 1.064 suffrages exprimés- et constamment réélu jusqu'à sa mort - il continua, sur les bancs du Luxembourg à s'intéresser à la race chevaline, intervenant tous les ans sur le sujet lors de la discussion du budget de l'Agriculture et de la Guerre. Mais il s'intéressa également aux aspects les plus concrets des problèmes fiscaux, intervenant en 1916 sur la taxation des beurres et fromages et protestant en 1917, lors de l'institution de l'impôt sur le revenu contre le classement abusif des prés entourant les maisons et des taillis en coupe réglée dans la catégorie des jardins d'agrément.

Lors de sa mort, le 18 avril 1928, le président Doumer loua le comte de Saint-Quentin d'avoir su accepter le régime républicain et d'avoir fait de son exploitation l'une des plus remarquables du Calvados, où l'agronomie est partout en honneur.