Claude, Pierre, Antoine, Joseph Rajon

1866 - 1932

Informations générales
  • Né le 2 juin 1866 à Vienne (Isère - France)
  • Décédé le 3 octobre 1932 à La folatière (Isère - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 7 mars 1897 au 31 mai 1898
Département
Isère
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 8 mai 1898 au 31 mai 1902
Département
Isère
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 27 avril 1902 au 31 mai 1906
Département
Isère
Groupe
Gauche radicale
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 6 mai 1906 au 31 mai 1910
Département
Isère
Groupe
Gauche radicale
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIe législature
Mandat
Du 10 mai 1914 au 7 décembre 1919
Département
Isère
Groupe
Parti républicain radical et radical socialiste

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 12 juin 1921 au 3 octobre 1932

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 2 juin 1866 à Vienne (Isère), mort le 3 octobre 1932 à La Folatière (Isère).

Député de l'Isère de 1897 à 1910 et de 1914 à 1919.

Sénateur de l'Isère de 1921 à 1932.

Né à Vienne, dans l'Isère, le jeune provincial Claude Rajon commença sa carrière professionnelle, après de brillantes études, comme universitaire parisien : il enseigna au collège Chaptal. Il accepta ensuite le poste de secrétaire de rédaction de la Nouvelle Revue et devint ainsi publiciste. Il était bibliothécaire adjoint à Sainte-Geneviève lorsque lui fut proposé, en 1895, d'entrer au cabinet d'Emile Combes, alors ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts, comme chef-adjoint de cabinet. Ses convictions républicaines et laïques s'accommodaient fort bien des idées et du tempérament politique de l'homme que fut « le petit père Combes ». Claude Rajon était alors âgé d'une trentaine d'années. Cette première expérience politique, dans le contexte d'instabilité ministérielle que fut celui de la IIIe République, ne put se prolonger au-delà de quelques mois. Mais, malgré sa brièveté, elle avait donné au jeune Rajon le goût des affaires d'Etat : il brigua le siège de député de l'Isère (arrondissement de La Tour du pin d'où il était originaire), laissé vacant par Antonin Dubost, élu au Sénat. La chance sourit à son talent et répondit à ses efforts puisqu'il fut élu le 7 mars 1897 sous l'étiquette gauche démocratique. Son mandat lui fut renouvelé trois fois de suite : le 8 mai 1898 (par 9.921 voix contre 6.020 à Rabatel, républicain), le 27 avril 1902 (par 9.933 voix contre 3.388 à France, 1.085 à Guillet et 899 à Gentil), et le 6 mai 1906 (par 10.143 voix contre 5.541 à Peneau et 582 à Rambaud). Entre-temps, le 31 juillet 1904, il avait été élu au Conseil général de l'Isère dont il devait devenir plus tard vice-président. Aux élections législatives de 1910, fort de treize années de vie parlementaire et de six années de mandat local, il se présenta pour la cinquième fois à la Chambre. Mais il fut alors battu par le Docteur Janin, qui, avec 8.305 voix contre 7.256 à Rajon sur 20.105 inscrits, emporta la victoire et le siège. Cet échec ne le découragea pas : quatre ans plus tard il rentrait triomphalement à la Chambre avec 8.486 voix contre 6.872 à Poujade.

En 1921, décède le sénateur Antonin Dubost auquel il avait succédé comme député de l'Isère. A cette occasion, Claude Rajon entra au Sénat. Réélu le 6 janvier 1924, il devait y rester jusqu'à sa mort qui survint en 1932.

Les trente années de mandat parlementaire de Claude Rajon furent bien remplies. Secrétaire de la Chambre de 1900 à 1902, il put ensuite participer activement aux travaux des commissions diverses dont il fit partie tant à la Chambre qu'au Sénat. Il fut parfois membre de la commission des associations et des congrégations ou de la commission de la marine, mais ce sont surtout la commission des douanes et celle de l'enseignement qui bénéficièrent, des années durant, de sa collaboration discrète mais assidue. Défenseur tenace des intérêts de son département, que son mandat de conseiller général lui permit de percevoir scrupuleusement, il sut aussi, soit en tant que rapporteur de textes dont il était l'auteur ou qui lui avaient été confiés - textes douaniers en particulier - soit en intervenant dans les débats en sa qualité d'ardent partisan des libertés républicaines et laïques, apporter sa voix à des problèmes d'intérêt plus général. Il défendit tout particulièrement la cause des planteurs de tabac, qui, à l'époque, lui durent leur statut. Mais surtout, en toute chose, il se montra irréductiblement fidèle à sa conception de l'Etat laïque.

Sa santé s'étant altérée depuis plusieurs années, sa participation aux débats était devenue peu fréquente, quoiqu'il honorât encore les séances du Sénat de sa présence assidue. Il s'éteignit le 25 octobre 1932, à l'âge de 66 ans, dans sa maison de famille de La Folatière.

Date de mise à jour: février 2014


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