Jean Rathier

1859 - 1895

Informations générales
  • Né le 11 novembre 1859 à Chablis (Yonne - France)
  • Décédé le 5 janvier 1895 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 6 octobre 1889 au 14 octobre 1893
Département
Yonne
Groupe
Républicain radical
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 20 août 1893 au 5 janvier 1895
Département
Yonne

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 11 novembre 1859 à Chablis (Yonne), mort le 3 janvier 1895 à Paris (7e).

Député de l'Yonne de 1889 à 1895.

Après de solides études juridiques, Rathier se destine au barreau et deviendra avocat à la Cour d'appel de Paris. Mais il reste très attaché à sa région où il possède d'ailleurs d'importantes propriétés.

Il hérita son goût pour la politique de son père, Charles, qui avait été élu représentant de l'Yonne à l'Assemblée constituante de 1848.

Conseiller général de l'Yonne, Jean Rathier s'est également intéressé aux affaires publiques par la voie des cabinets ministériels. Il a été en effet chef adjoint au cabinet du ministre des Postes et Télécommunications sous les ministères Freycinet et Goblet.

A ce titre, il fut chargé de mission à Berne et à Berlin pour l'étude de diverses questions postales, notamment le paiement des mandats-poste à domicile. Il fut aussi délégué à Bruxelles pour la signature de la première convention téléphonique entre la France et la Belgique.

Il se présente à la députation pour la première fois aux élections de 1889 dans l'arrondissement de Tonnerre, il n'a pas 30 ans. Son programme met l'accent sur : la révision de la Constitution dans un sens républicain, la séparation de l'Eglise et de l'Etat, la réforme de l'impôt dans un sens démocratique, le maintien du droit des bouilleurs de cru.

Malgré son jeune âge, il est élu au second tour par 5.359 voix contre 5.240 à son adversaire boulangiste Martenot.

Inscrit à la Chambre comme républicain radical, ce sont surtout en fait les questions viticoles et agricoles qui retiennent son attention, en particulier au sein de la commission du budget. Il défend des positions résolument protectionnistes. En 1893, avec le même programme, il est réélu dans la même circonscription dès le premier tour par 5.711 voix contre 5.238 à Archdeacon, rallié.

Au cours de cette seconde législature, il est élu secrétaire de la Chambre et poursuit son action en faveur des producteurs de vin, de céréales et de fruits. Mais cette brillante carrière politique qui s'annonce est interrompue par une mort brutale, survenue à Paris le 5 janvier 1895, à 35 ans.