Gustave, Paul Rauline

1822 - 1904

Informations générales
  • Né le 1er juin 1822 à Feugères (Manche - France)
  • Décédé le 3 mars 1904 à Paris (Manche - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 20 février 1876 au 25 juin 1877
Département
Manche
Groupe
Appel au peuple
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 14 octobre 1877 au 14 octobre 1881
Département
Manche
Groupe
Appel au peuple
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 août 1881 au 14 octobre 1885
Département
Manche
Groupe
Appel au peuple
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 octobre 1885 au 14 octobre 1889
Département
Manche
Groupe
Union des Droites
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 22 septembre 1889 au 14 octobre 1893
Département
Manche
Groupe
Union des Droites
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 20 août 1893 au 31 mai 1898
Département
Manche
Groupe
Union des Droites
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 8 mai 1898 au 31 mai 1902
Département
Manche
Groupe
Union des Droites
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 27 avril 1902 au 3 mars 1904
Département
Manche
Groupe
Droites

Biographies

Député de 1876 à 1889, né à Feugères (Manche) le 1er juin 1822, riche propriétaire d'herbages, maire de Saint-Lô, conseiller général de Saint-Lô, puis de Marigny, vice-président de la Société d'agriculture, il se présenta à la députation, en 1876, comme candidat bonapartiste dans l'arrondissement de Saint-Lô, et fut élu, le 20 février, par 9 386 voix (16 816 votants, 22 835 inscrits), contre 7 369 à M. Lenoël. Il se fit inscrire au groupe de l'Appel au peuple, et vota pour le ministère de Broglie contre les 363.

Réélu, le 14 octobre 1877, par 13 732 voix (19 120 votants, 23 401 inscrits), contre 5 320 à M. Houssin-Dumanoir, et, le 21 août 1881, par 12 186 voix (18 094 votants, 23 813 inscrits), contre 5.826 à M. Houssin-Dumanoir, il continua de figurer dans la minorité impérialiste.

Porté sur la liste conservatrice de la Manche, le 4 octobre 1885, il fut élu, le 1er sur 8, par 59 047 voix (109 795 votants, 139 724 inscrits), reprit sa place à droite, ne cessa de combattre de ses votes la politique scolaire, coloniale et économique des ministères républicains, et se prononça, dans la dernière session,

- contre le rétablissement du scrutin d'arrondissement (11 février 1889),
- contre les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes,
- contre le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse,
- contre les poursuites contre le général Boulanger ;

il s'est abstenu sur l'ajournement indéfini de la révision de la Constitution.


Né le 1er juin 1822 à Feugères (Manche), mort le 3 mars 1904 à Paris.

Député de la Manche de 1876 à 1904

(Voir première partie de la bibliographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. V, p. 93.)

En 1889, Gustave Rauline est réélu dès le premier tour par 12 832 voix contre 4 530 à M. Huet son adversaire républicain.

En 1893, c'est de M. Amiard, républicain, adversaire redoutable puisque conseiller général et maire de Saint-Lô, qu'il triomphe. Il obtient 11 311 voix contre 5 830 à son adversaire.

En 1898, puis en 1902, il est réélu sans concurrent tant il avait su se gagner la sympathie de ses concitoyens.

Ce bonapartiste convaincu des débuts, membre du groupe de l'appel au peuple, est toujours resté un homme de droite par raison, par respect des traditions religieuses et par souci de l'ordre. Il apporta fidèlement ses voix à la droite lors de tous les scrutins importants qui marquèrent cette époque.

Gustave Rauline n'avait jamais déployé d'activité législative notable. C'est comme doyen de l'assemblée qu'il se fera entendre en présidant les séances d'ouverture des deux dernières législatures dont il sera membre.

Le 3 mars 1904 il décède à Paris à l'âge de 81 ans.


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