Emile, Louis Récipon

1839 - 1895

Informations générales
  • Né le 18 octobre 1839 à Le puy (Haute-Loire - France)
  • Décédé le 20 février 1895 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 2 février 1879 au 14 octobre 1881
Département
Alpes-Maritimes
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 août 1881 au 14 octobre 1885
Département
Alpes-Maritimes
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 18 octobre 1885 au 14 octobre 1889
Département
Ille-et-Vilaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 20 août 1893 au 20 février 1895
Département
Ille-et-Vilaine

Biographies

Député de 1879 à 1889, né au Puy (Haute-Loire) le 18 octobre 1838, il était tanneur à Nantes, lorsque la mort d'un de ses oncles, qui habitait Londres, le fit héritier d'une fortune considérable. Il laissa le commerce, brigua une situation politique, et devint conseiller d'arrondissement et maire de Sion.

Possesseur de vastes propriétés dans la Loire-Inférieure, il se présenta sans succès à la députation, comme candidat républicain, aux élections de 1876 et de 1877, dans l'arrondissement de Châteaubriant, contre M. Ginoux-Defermon, candidat bonapartiste.

Puis il profita, à quelque temps de là, de l'invalidation du duc Decazes, député de Puget-Théniers (Alpes-Maritimes), pour se faire élire à sa place, député de la circonscription, le 2 février 1879, par 5,015 voix (5,400 votants).

Il s'assit à l'Union républicaine, appuya la politique opportuniste, obtint sa réélection, le 21 août 1881, par 4,845 voix (5,057 votants, 6,651 inscrits), toujours sans concurrent, donna son concours aux ministères Gambetta et Ferry, et vota pour les crédits de l'expédition du Tonkin.

M. Récipon, qui possède également des propriétés dans l'Ille-et-Vilaine, transporta, en octobre 1885, sa candidature dans ce département, où il fut élu, le 6e sur 9, comme républicain opportuniste, au second tour de scrutin (18 octobre), par 64,080 voix (124,652 votants, 153,125 inscrits); il soutint les cabinets Rouvier et Tirard, et se prononça, dans la dernière session,

- pour le rétablissement du scrutin d'arrondissement (11 février 1889),
- pour l'ajournement indéfini de la révision de la Constitution,
- pour les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes,
- pour le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse,
- pour les poursuites contre le général Boulanger.



Né le 18 octobre 1839 au Puy (Haute-Loire), mort le 20 février 1895 à Paris (16e).

Député des Alpes-Maritimes de 1879 à 1885.

Député de l'lle-et-Vilaine de 1885 à 1889 et de 1893 à 1895. (Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. V, p. 101.)

Recipon, membre du Conseil supérieur de l'agriculture, maire de Laillé, conseiller général du Grand Fougeray, député sortant, ne fut pas réélu aux élections législatives de 1889 qui avaient lieu au scrutin uninominal. Il ne recueillit en effet que 4.517 voix au premier tour dans la circonscription de Redon, contre 10.382 à Barbotin, propriétaire agriculteur, et 6.311 voix à Brice, sur 21.333 votants et 24.607 inscrits.

Il devait cependant prendre sa revanche dans la même circonscription aux élections d'août 1893, où il recueillit 11.151 suffrages contre 9.795 voix à Barbotin sur 25.298 inscrits et 21.108 votants et fut ainsi élu dès le premier tour. Membre de la commission chargée de l'examen des projets et propositions de loi concernant le tarif général des douanes, il rapporta une proposition de loi relative à l'établissement d'un droit d'entrée sur le plomb, ses minerais enrichis et dérivés divers.

Il mourut le 20 février 1895 à Paris. Président de la société nationale d'encouragement à l'agriculture lors de l'exposition internationale agricole d'Amsterdam en 1884, Louis Recipon avait été nommé président de la section française, et le navire de l'Etat Le Coligny avait été mis alors à sa disposition.

Louis Recipon était chevalier de la Légion d'honneur.


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