Victor, Louis Renou

1845 - 1904

Informations générales
  • Né le 30 décembre 1845 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 18 août 1904 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 23 février 1896 au 31 mai 1898
Département
Seine
Groupe
Socialiste révolutionnaire
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 22 mai 1898 au 31 mai 1902
Département
Seine
Groupe
Socialiste révolutionnaire

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 30 décembre 1845 à Paris, mort le 18 août 1904 à Paris (17e).

Député de la Seine de 1896 à 1902.

Né aux Batignolles, tailleur de pierre, il combattit l'Empire, adhéra aux groupes formés par Blanqui et fut condamné à la déportation pour sa participation à la Commune. Il fonda avec Allemane, en 1891, le parti ouvrier socialiste révolutionnaire. En 1893, il devint conseiller général de la Seine.

Il se présenta aux élections législatives en février 1896 en remplacement de M. Avez, député décédé, de tendance socialiste ; il fut élu au second tour le 23 février 1896 avec 5.127 voix contre 4.339 à M. Trébois, conseiller général de la Seine. Il s'était présenté comme candidat du « parti socialiste » dont, disait-il, dans sa profession de foi, c le programme seul comporte les réformes urgentes qui peuvent faire que les principes de liberté, de fraternité et d'égalité deviennent enfin des réalités ».

A la Chambre, son activité fut essentiellement tournée vers les problèmes sociaux : il demande l'amnistie pour les anarchistes, pour les ouvriers condamnés pour faits de grèves. Il demande à interpeller le gouvernement sur les moyens qu'il compte prendre pour assurer le respect des lois ouvrières.

Il est réélu le 22 mai 1898 au second tour par 6,277 voix contre 4.458 à M. Verbecknoes.

Il demande à interpeller sur les entraves apportées au droit de réunion, sur les violences de la police contre les républicains, sur des grèves.

C'est aussi un pacifiste et un antimilitariste convaincu : il dépose deux fois la même proposition de loi ayant pour objet d'abroger les périodes des réservistes et en proclamer la nécessité dans une intervention au cours de la discussion du budget de 1902 en se retranchant derrière l'argument du coût élevé pour le pays de ces périodes.

Mais, candidat aux élections de 1902, il change de circonscription en passant de la 3e à la 4e de Saint-Denis et il est battu avec 7.725 voix contre .8.559 voix à M. Firmin Faure.

Il meurt deux ans plus tard en son domicile parisien, le 18 août 1904, à l'âge de 58 ans.