Jean-Baptiste, François Rigaud

1829 - 1898

Informations générales
  • Né le 23 novembre 1829 à Riom (Puy-de-Dôme - France)
  • Décédé le 19 septembre 1898 à Maisons-laffitte (Yvelines - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 28 décembre 1896 au 31 mai 1898
Département
Seine

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 23 novembre 1829 à Riom (Puy de dôme), mort le 19 septembre 1898 à Maisons-Laffitte (Seine-et-Oise).

Député de la Seine de 1896 à 1898.

Né à Riom (Puy de dôme) à la fin du règne de Charles X dans une famille extrêmement modeste, Jean-Baptiste Rigaud quitte très jeune son Auvergne natale pour venir chercher fortune à Paris. Employé d'abord à la pharmacie Grimault, il parvient grâce à son esprit d'entreprise à devenir l'associé de son patron avec lequel il fonde, en 1856, les laboratoires pharmaceutiques Grimault. A une époque où les échanges extérieurs sont encore extrêmement réduits, Jean-Baptiste Rigaud comprend que l'exportation peut être le moteur du développement d'une entreprise et, de fait, les laboratoires Grimault collectionnent les médailles dans les expositions internationales. En 1865, il crée à Neuilly-sur-Seine sa propre entreprise, l'usine de parfumerie Rigaud qui, plus d'un siècle plus tard, existe toujours et est devenue une société très importante.

En 1894, ce notable qui a construit par ses propres moyens une fortune considérable est élu conseiller général du canton de Neuilly et envisage de se présenter aux élections législatives. Aux élections générales de 1893, le radical Lefoullon avait battu Maurice Barrès ; mais, à la fin de 1895, Lefoullon meurt ; une élection partielle est donc organisée pour son remplacement à laquelle Jean-Baptiste Rigaud est candidat : au premier tour, il arrive en tête avec 4.090 voix devant l'avocat Sautumier et Maurice Barrès qui en obtiennent respectivement 2.345 et 1.899 ; au second tour, le 23 février 1896, les voix de Maurice Barrès se reportent sur Sautumier et Jean-Baptiste Rigaud est battu de 104 voix par 4.260 suffrages contre 4.156. Mais, en septembre 1896, Sautumier meurt à son tour : le 13 décembre 1896. au second tour de la nouvelle élection partielle, Jean-Baptiste Rigaud parvient à conserver une partie de son avantage du premier tour et bat son concurrent immédiat Lefèvre par 4.806 voix contre 4.546 sur 9.621 votants.

En 1897, il est membre de deux commissions chargées d'examiner des projets de loi portant approbation de conventions signées entre la France et le Guatemala et entre la France et la Bolivie. La même année, il dépose une proposition de loi tendant à déclarer d'utilité publique la construction d'une ligne de chemin de fer entre Clichy et les Moulineaux par Neuilly, Longchamp et Boulogne.

Mais Jean-Baptiste Rigaud ne fera qu'un éphémère passage au Parlement car, aux élections générales de 1898, il est victime de la même mésaventure qu'à sa tentative de février 1896 : au premier tour de scrutin, il arrivait en tête avec 5.607 voix contre 3.964 à Laloge, trois autres candidats obtenant chacun environ 700 voix ; mais au second tour qui a lieu le 22 mai, les désistements jouent une nouvelle fois à son désavantage et il est battu de 73 voix par 5.875 suffrages contre 5.802.

Très affecté, semble-t-il, par cet échec, il meurt à Maisons-Laffitte quelques mois plus tard le 19 septembre à l'âge de 68 ans.