Antoine, Ernest Ringuier

1825 - 1888

Informations générales
  • Né le 18 mars 1825 à Soissons (Aisne - France)
  • Décédé le 13 février 1888 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 août 1881 au 14 octobre 1885
Département
Aisne
Groupe
Union républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 18 octobre 1885 au 13 février 1888
Département
Aisne
Groupe
Union républicaine

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1881 à 1888, né à Soissons (Aisne) le 18 mars 1825, mort à Paris le 13 février 1888, fils d'un négociant, il fut lui-même fabricant de sucre aux Hautes-Rives, et prit part aux luttes du parti républicain à la fin du règne de Louis-Philippe.

Démocrate très modéré, il se rendit à Paris lors des événements de juin 1848, et concourut, à Belleville et à Ménilmontant, à la répression de l'insurrection. Il se montra opposé ensuite, dans son département, à la politique présidentielle et à l'Empire. Etranger à toute fonction publique, il organisa à Soissons un corps d'artilleurs volontaires pour la défense de Soissons contre les Prussiens, fut blessé dans une sortie et décoré (1872) pour sa conduite devant l'ennemi.

Conseiller général de l'Aisne pour le canton de Braisne (1873), conseiller municipal de Soissons, directeur du journal le Républicain Soissonais, il fut élu, le 21 août 1881, député de l'arrondissement de Soisson, par 8,114 voix (15,268 votants, 18,903 inscrits) contre 4,662 à M. Salauson et 2,310 à M. Choron. Il siégea à l'Union républicaine vota le plus souvent avec la majorité, tout en se rapprochant parfois de l'extrême gauche, et refusa les crédits du Tonkin.

Porté, le 4 octobre 1885, à la fois par les opportunistes et par les radicaux, il fut élu député de l'Aisne, au second tour de scrutin (18 octobre), le 7e sur 8, par 63,278 voix (117,821 votants, 147,808 inscrits). Il suivit la même ligne politique que précédemment, se prononça pour l'expulsion des princes, pour la nouvelle loi militaire, et mourut au cours de la législature. Il fut remplacé, le 25 mars suivant, par M. Doumer.