Benoît-Martin Sourigues

1820 - 1891

Informations générales
  • Né le 11 février 1820 à Bayonne (Basses-Pyrénées - France)
  • Décédé le 2 septembre 1891 à Anglet (Pyrénées-Atlantiques - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 27 janvier 1878 au 14 octobre 1881
Département
Landes
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 août 1881 au 14 octobre 1885
Département
Landes
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 14 février 1886 au 14 octobre 1889
Département
Landes
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 22 septembre 1889 au 2 septembre 1891
Département
Landes

Biographies

Député de 1878 à 1885, et depuis 1886, né à Bayonne (Basses-Pyrénées) le 11 février 1820, fils d'un ouvrier, il fit ses études comme boursier à l'Ecole des Arts et Métiers d'Angers, entra à l'Ecole des Beaux-Arts à Paris comme élève d'architecture, puis se fit commis d'agent de change.

Propriétaire d'un journal, l'Eclaireur financier, il se porta candidat républicain dans les Landes, le 13 mai 1849, à l'Assemblée législative, et échoua avec 10,000 voix, continua à Paris ses affaires de banque, et se représenta à la députation, comme candidat républicain, le 20 février 1876, dans l'arrondissement de Saint-Sever (Landes), qui ne lui donna que 2,793 voix, contre 10,013 au candidat conservateur élu, M. de Laborde, et 5,679 à M. Pascal Duprat. Il ne fut pas plus heureux aux élections qui suivirent la dissolution de la Chambre par le cabinet du 16 mai, et échoua dans le même arrondissement, le 14 octobre 1877, avec 9,703 voix, contre 9,732 au député sortant, candidat du gouvernement, réélu.

Mais cette élection ayant été invalidée par la majorité de la Chambre nouvelle, M. Sourigues fut élu député, le 27 janvier 1878, par 11,474 voix (18,786 votants, 23,945 inscrits) contre 7,201 à M. de Favernay, conservateur. Il s'inscrivit au groupe de l'Union républicaine, prit part à quelques débats financiers, soutint la politique scolaire et coloniale du gouvernement, et fut réélu, le 21 août 1881, par 10,017 voix (18,817 votants, 24,348 inscrits) contre 8,634 à M. de Favernay.

Il demanda que la conversion des rentes 5 0/0 et 4 0/0 se fît sans augmentation du capital, et, porté, le 4 octobre 1885, sur la liste républicaine des Landes, échoua, avec la liste entière, avec 33,235 voix sur 71,339 votants.

Cette élection fut invalidée en bloc, et, au nouveau scrutin du 14 février 1886, M. Sourigues a été réélu, le 5e et dernier, par 37,878 voix (72,400 votants, 83,105 inscrits). Il a repris sa place à gauche, a voté pour l'expulsion des princes, a fait adopter un amendement autorisant les journalistes à faire la preuve des actes reprochés aux fondateurs et administrateurs de sociétés financières ou industrielles, et s'est prononcé, dans la dernière session,

- pour le rétablissement du scrutin d'arrondissement (11 février 1889),
- contre l'ajournement indéfini de la révision de la Constitution,
- pour les poursuites contre trois députés membres de la Ligne des patriotes,
- pour le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse,
- pour les poursuites contre le général Boulanger.


Né le 11 février 1820 à Bayonne (Basses-Pyrénées), mort le 2 septembre 1891 à Anglet (Basses-Pyrénées).

Député des Landes de 1878 à 1885 et de 1886 à 1891. (Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. V, p. 339.)


Candidat du parti républicain aux élections générales du 22 septembre 1889, il est réélu dans l'arrondissement de Saint-Sever, au premier tour de scrutin, par 10.903 voix contre 9.537 à Gavardie, ancien sénateur.

Dans la profession de foi qu'il soumet aux électeurs, il déclare vouloir la réduction des droits d'enregistrement et de l'impôt direct sur la propriété non bâtie.

Il veut également le maintien de la loi sur l'enseignement dans son ensemble avec la gratuité, l'obligation et la laïcité mais il laisse cependant aux pères de famille le droit de mettre leurs enfants dans des écoles libres ; le maintien de la loi sur le service de trois ans et l'extension des attributions des juges de paix en vue de diminuer les frais de procédure et de déplacement pour les emprunteurs.

Il demande la modification de la loi sur les tarifs de chemins de fer, l'application de la loi des syndicats professionnels et de ceux destinés à l'agriculture et la révision de la Constitution de façon à permettre aux propositions émanant de l'initiative individuelle de passer rapidement à l'état de lois.

Durant cette législature, il est entendu dans la discussion de la proposition de loi de d'Aillières et plusieurs de ses collègues tendant à la suppression des trésoriers-payeurs généraux et des receveurs particuliers, à la réorganisation d'un service départemental de trésorerie et de paiement des dépenses publiques dans les départements et à la réunion, sous une même direction, de l'assiette et de la perception des contributions directes.

Il prend part également à la discussion du projet de loi tendant à autoriser les liquidateurs de la compagnie du canal interocéanique de Panama à émettre, dans des conditions spéciales, les obligations à créer en vertu de la loi du 8 juin 1889.

Au cours de la session ordinaire de 1890, il dépose une proposition de loi tendant à modifier la législation des sociétés anonymes.

Il meurt subitement le 2 septembre 1891 à Anglet (Basses-Pyrénées).