Antoine, Charles Talon

1860 - 1922

Informations générales
  • Né le 14 juillet 1860 à Saint-geniez-d'olt (Aveyron - France)
  • Décédé le 22 décembre 1922 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIe législature
Mandat
Du 26 avril 1914 au 7 décembre 1919
Département
Aveyron
Groupe
Gauche radicale

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 14 juillet 1860 à Saint-Geniez (Aveyron), mort le 22 décembre 1922 à Paris.

Député de l'Aveyron de 1914 à 1919.

Ce sont les registres des délibérations du conseil municipal de Saint-Geniez-d'Olt, localité aveyronnaise où il vit le jour, qui - les premiers - portent trace de l'activité publique d'Antoine Talon. N'est-ce point, en effet, dans sa séance du 15 mai 1904 que ce conseil le désigna comme maire par 12 voix sur 21 votants ? Son cursus honorum fut des plus rapides puisque, à peu près à la même époque, les suffrages de ses concitoyens le portèrent au Conseil général du département. Son action municipale rencontra l'assentiment de nombre de ses administrés puisqu'ils ne cessèrent de lui affirmer leur confiance en 1908 où, le fait est digne d'être noté, c'est par 18 voix sur 19 votants que le conseil municipal le maintint à son poste, puis en 1911 et en 1914.

Exhorté à se présenter aux élections législatives du 26 avril 1914, il se porta candidat dans la circonscription d'Espalion où il recueillit un indiscutable succès puisqu'il fut élu dès le premier tour : sur 15.845 inscrits et 12.340 votants, 6.483 se portèrent sur son nom contre 5.627 à Massabuau, député sortant.

Inscrit parmi les républicains de gauche il résolut de consacrer sa première députation à des travaux de commission et à des présentations de rapports. Aussi, convient-il de se garder de limiter la nomenclature de ses activités à son unique intervention dans l'hémicycle, intervention lors de la discussion sur le projet de loi, modifié par le Sénat, relatif au ravitaillement en blé et en farine de la population civile pendant les hostilités.

Ce n'est pas, en effet, à moins de cinq commissions qu'il consacra ses travaux et dont la seule liste donnera l'étendue et la diversité de ses préoccupations : commission de l'administration générale, départementale et communale ; des cultures et de la décentralisation ; commission du travail ; commission des marchés ; commission centrale de contrôle ; commission d'enquête sur la métallurgie. Quant à ses rapports, ils se polarisent autour de deux soucis majeurs. Chantre de la solidarité, il défendit notamment deux rapports sur des pétitions, l'une demandant l'institution d'une « journée mondiale » dont le produit serait destiné à ériger un monument à Verdun, l'autre signée par les membres de l'union des pères et mères dont les fils sont morts pour la patrie, à Paris, et demandant qu'il soit pris des mesures contre toute entreprise de démoralisation nationale.

Défenseur de certains établissements publics, il déposa un rapport sur le projet de loi tendant à autoriser les hospices civils de Lyon à contracter un emprunt et un rapport sur le projet de loi tendant à autoriser l'Algérie à faire de même, pour l'acquisition de cargos destinés au ravitaillement en combustible des chemins de fer algériens de l'Etat.

Le 16 novembre 1919, à l'occasion des élections pour la XIIe législature, à la liste d'union républicaine de gauche conduite par Antoine Talon, s'opposait la liste républicaine de défense nationale et de progrès social, dirigée par l'ancien député sortant, Massabuau. Cette dernière emporta trois sièges. Le quatrième siège revint à Raynaldy qui se présentait en quatrième position sur la liste Talon. Antoine Talon, dès lors, se retira de la vie publique.